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Les Cahiers des ÉCO / Automobile

Entre la compétitivité tarifaire des labels européens et la polyvalence de leurs modèles, les petits fourgons et vans de Ford, Fiat, Dacia et Renault ont pris le dessus sur les pick-up japonais, des modèles pourtant renouvelés l’an dernier.

2016 voilà une année de plus marquée par la baisse du marché du pick-up qui s’est chiffrée l’an dernier à -17,3% avec tout juste 3.791 unités vendues. Un revirement qui n’est pas strictement imputable à la conjoncture économique. D’accord, la dernière saison agricole, qui a été plombée par un important déficit pluviométrique, fut presque compromise avec une forte baisse de la production céréalière. Parallèlement à cela et hormis une relative amélioration de l’activité des travaux publics, le secteur de la construction est resté en très faible évolution, impacté par un marché immobilier toujours en stagnation. Malgré tout cela, le constat est là : le pick-up est en désaffection dans nos contrées, en ville comme en rase campagne.

Migration de la demande
En effet, si l’on peut comprendre qu’une grande partie du marché de l’utilitaire léger reste assurée par les entreprises, ainsi que les loueurs longue durée à qui ces mêmes flottes d’utilitaires sont généralement sous-traitées, il n’en demeure pas moins que les particuliers achètent, eux aussi, des véhicules ayant cette vocation d’utilité et de praticité. Sauf que beaucoup d’artisans, de professionnels (indépendants) du bâtiment et même des fermiers optent de plus en plus pour un ludospace ou un petit van, plutôt qu’un pick-up. Les considérations de prix et d’espace y sont pour quelque chose. En effet et alors que les pick-up asiatiques sont taxés à l’importation (10% de droits de douane) et ont généralement une benne non recouverte, les vans et ludospaces européens, eux, profitent du démantèlement douanier (0%) et d’un volume de chargement couvert. Du coup, les ventes (de pick-up) des deux ténors nippons du segment ont été impactées par le revirement de la clientèle et la montée en puissance des vans et ludospaces tôlés. En effet, celles du leader de ce segment avec 1.232 Hilux, Toyota du Maroc, ont baissé de 24%, alors que ce nouveau pick-up, pourtant référence parmi les siens, vivait l’an dernier sa première année pleine. Idem pour son rival Mitsubishi, dont le nouveau L200 a été lancé au tout début 2016 et dont les ventes ont tout juste frôlé les 1.100 unités (-28%), alors qu’il s’en vendait quasiment le double, il y a tout juste quelques années (en 2013 par exemple). C’est dire, combien la demande a muté sur le segment dit des utilitaires légers, faisant que le marché du pick-up est revenu à son niveau d’il y a dix ans, passant sous la barre des 4.000 unités, comme en 2005, alors qu’il avait frôlé les 8.500 ventes en 2010. Outre les 707 unités vendues du H100 de Hyundai, signalons, dans le même registre, les ventes modestes des autres pick-up importés à savoir, le Fullback de Fiat (209 unités) le Ranger de Ford (145) et l’Amarok de Volkswagen (135).

Les vans et les ludospaces ont la côte
À l’inverse, le marché des vans et petits fourgons aux flans arrière tôlés, lui, se porte plutôt bien, enregistrant une croissance de près de 5% avec plus de 5.140 unités l’an dernier (contre 4.901 en 2015). Ce marché, comme le revirement de la demande dans ce segment, profite essentiellement aux marques européennes ou celles important leurs modèles depuis le Vieux Continent. À commencer par Ford, dont la large gamme Transit se vend si bien qu’elle a permis à son importateur, Scama (groupe Auto Hall) d’être leader du marché utilitaire en 2016. Sans aller vers le gros fourgon Transit (plus de 1.000 unités vendues), c’est aussi le van Transit Custom qui s’est bien vendu, avec précisément 427 exemplaires immatriculés l’an dernier. Plutôt abordable (moins de 180.000 DH HT), il séduit logiquement les clients en quête d’un utilitaire moderne et capable de transporter des marchandises, fort d’un volume de chargement généreux (de 6 à 8,3 m3) et d’une capacité suffisante (PTC de 3.100 à 3.300 kg). C’est bien plus que la centaine de Trafic écoulés par Renault. Toujours du côté de la filiale du losange, c’est surtout le Dokker Van qui carbure (1.129 ventes en 2016), alors que son rival, le Kangoo Express, fait de la figuration (7 unités vendues).

Dans cette niche de segment (ludospaces tôlés), le best-seller s’appelle Doblo Cargo, dont les deux versions (Classic et nouvelle génération) ont totalisé 839 ventes l’an dernier. Un océan le sépare des autres ludospaces et notamment ceux de Sopriam, dont les Citroën Nemo, Peugeot Bipper Tepee et Partener B9 se sont contentés d’une quarantaine d’unités chacun. Au final, le marché du véhicule utilitaire léger (VUL) qui a baissé d’environ 2% à 10.786 ventes, voit désormais la part du pick-up inférieure à celle des vans, fourgons et autres ludospaces tôlés, ces derniers, ne faisant finalement que profiter du succès de leur architecture, puisque du côté des voitures particulières, le ludospace avoisine toujours les 20% de part de marché. Une véritable phénomène social. Une hypothétique exonération des droits de douane pour ces mêmes pick-up asiatiques suffira-t-elle à relancer leurs ventes ? Une grande question. 

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