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Pour les jeunes cad’sup et autres quadras en quête de berline statutaire, ayant à la fois la fibre familiale et un look sportif, l’Arteon se présente comme le modèle idéal. Elle vient prouver qu’une Allemande de chez Wolfsburg peut être à la fois sérieuse, accueillante et très sexy.

Lorsqu’elle a été présentée pour la première fois à la presse nationale, l’Arteon a été qualifiée de «Game changer»: autrement dit, celle qui va changer la donne pour Volkswagen et notamment sa perception (d’image de marque) par le public. Fort d’un argumentaire assez fourni dans lequel se mêlent design, qualité, prestations routières et sophistications de confort, ce nouveau coupé-berline au nom différent de celui qu’il remplace (CC) lorgne ainsi la clientèle du segment supérieur, «mais avec un positionnement tarifaire inférieur», nous dit-on. Pour se faire une idée bien précise sur ce que vaut l’Arteon, au-delà du chèque qu’elle fait signer à l’achat, il n’y avait qu’un seul chemin, celui du grand showroom casablancais de Volkswagen où un exemplaire nous attendait.

Elle fait tourner les têtes
Teinte grise métallisée, jantes alu’ de 18’’, habillages décoratifs en chrome… notre modèle d’essai a fière allure. Il s’agit de la finition haute dite Elegance se positionnant juste en-dessous de la R-Line, celle qui coiffe la gamme Arteon. Première remarque: la voiture est imposante et statutaire. Avec ses 4,86 mètres de longueur, elle est grande et ne rend finalement qu’une demi-douzaine de centimètres à des routières premium comme la Mercedes Classe E ou la BMW Série 5. L’Arteon est surtout très sensuelle de par les nervures et les courbes qui sculptent sa ligne basse et élancée. Point d’orgue de cet engin très sexy, la face avant et sa calandre à deux niveaux dont les lamelles supérieures de chrome se prolongent jusqu’aux projecteurs, contribuant au regard racé de l’auto. À l’arrière, la signature lumineuse est du plus bel effet, de jour comme de nuit, avec notamment des clignotants dynamiques et à balayage latéral. Séduisante, l’Arteon l’est ostensiblement au vu des passants qui se retournent à son passage dans les carrefours ou lors des arrêts aux feux rouges. On se croirait au volant d’un coupé… Finalement, on l’est! Avec juste deux portes latérales de plus.

Un salon en phase avec son temps
Malgré un traitement arrière typé fast-back et à l’inverse d’autres coupés-berlines, l’accès à la banquette n’inflige aucune contorsion, à moins d’avoir un très grand gabarit. À l’arrière toujours, l’espace aux jambes est impressionnant. Idem pour le coffre et son volume de 563 litres qui peut avaler quatre sacs de golf ! Qualité et sérieux de fabrication sont les maîtres-mots concernant l’habitacle de cette VW qui reçoit une sellerie mi-cuir/mi-Alcantara. Cela étant, ce qui surprend le plus, c’est l’aspect stylé et ultramoderne de la planche de bord. Celle-ci reprend le thème longiligne de la calandre avec deux longues baguettes courant de bout en bout. Un décor dans lequel se fondent les aérateurs avant qui, au milieu, sont séparés par une horloge analogique. Ambiance haut de gamme! Au démarrage, une animation se joue au niveau de l’instrumentation digitale. On se croirait à bord d’une Audi… lorsqu’elle est équipée du Virtual Cockpit. En fait, là où certaines routières vous feront payer des options, l’Arteon ne le fera pas! Du moins dans ses deux finitions hautes. La nôtre propose aussi une interface multimédia dernier cri, intégrant l’hyper-connectivité pour smartphone (App-Connect) et un GPS avec cartographie du Maroc. Tactile et à portée de doigts, l’écran de 8’’ se veut à fonctionnalités étendues puisqu’il gère aussi la climatisation (trizone), ainsi que divers réglages du véhicule, allant de la couleur de l’éclairage d’ambiance aux caméras de stationnement, en passant par les aides à la conduite.

Ferme, mais très confortable
Dès les premiers kilomètres, l’Arteon révèle son tempérament. Cette Allemande est à la fois ferme, mais bien amortie, ses suspensions gommant quasi-totalement les inégalités de la chaussée. Si le siège conducteur ne profite que d’un réglage semi-électrique, il a en revanche droit à une friandise high-tech encore rare à ce niveau: la fonction massage. Voilà comment un trajet autoroutier ne se fait guère ressentir, ni au niveau des lombaires, ni sur le plan sonore. Un confort acoustique qui découle d’un habitacle bien insonorisé, mais aussi d’un remarquable coefficient aérodynamique, soit un Cx de 0,26. Au démarrage à froid, les claquements typiques du 2.0 litres TDI sont bien audibles, mais s’estompent au fil des kilomètres. Ce diesel de 150 ch paraît mollasson, mais une petite impulsion (vers l’arrière) du levier de vitesse le transforme aussitôt, lui donnant plus d’allant et un meilleur répondant. Via les palettes au volant, le mode manuel, lui, autorise des accélérations encore plus franches pouvant faire ronfler le moteur jusqu’à près de 5.000 tr/min. Tenue de route, précision de la direction, confort de roulement, efficacité du freinage… c’est sur l’autoroute que l’Arteon révèle toutes ses qualités dynamiques. Le tout, majoré d’un bilan de consommation des plus convaincants, avec une moyenne inférieure à 5 l/100 km. En ville, on appréciera surtout le frein de parking électrique doté de la fonction Auto-hold qui vous libère la jambe droite à chaque feu rouge. Autre sophistication utile, le freinage d’urgence qui s’active à faible vitesse, y compris en marche arrière. Bref, cette berline que l’on pourrait assimiler à une Super-Passat s’avère finalement bien au-dessus du lot et justifie son tarif situé à la lisière de celui de la taxe de luxe. En gros, du luxe sans la taxe.

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