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Les Cahiers des ÉCO / Automobile
Laurent Diot. Directeur général de Renault Commerce Maroc

Sur un marché en baisse, le groupe Renault parvient à préserver une part de marché toujours aussi colossale de 43,3%, qu’est-ce qui explique cette performance ?
Tout d’abord, je pense que la baisse du marché marocain est conjoncturelle et que sur le moyen terme, ce même marché continuera sur un trend haussier compte tenu de sa structure et de sa demande avec une moyenne que j’évalue à 5% par an. Donc, je pense que cette morosité s’assimile plus à un trou d’air qu’à une tempête. Effectivement et comme vous l’avez souligné, le groupe Renault réalise une part de marché remarquable de 43,3% et cette performance, je la mets surtout sur le compte de l’écosystème ou le business-model du marketing & ventes du groupe Renault. À travers nos deux marques, nous avons la gamme la plus complète du marché marocain. Idem pour le réseau qui a la plus grande capillarité, ce qui sous-entend aussi la plus forte capacité de service. En outre et dans cet écosystème, le groupe Renault innove en permanence à travers de nouveaux services, qu’il s’agisse du lancement de contrats d’entretien en aprèsvente ou encore de structurer la filière des véhicules d’occasion. Or, tout cela, personne d’autre ne le fait et pour moi, c’est l’ensemble de ces atouts qui explique notre performance qui, je pense, va durer dans le temps.

Trois mois après le lancement du Kadjar dans sa version restylée, quel bilan commercial dressez-vous pour ce SUV ?
Kadjar est un bon produit qui se vend très bien de par le monde. C’est aussi le cas au Maroc où l’arrivée de sa version restylée a entraîné une bonne dynamique de commandes, même si je pense que ce modèle n’a pas encore atteint pleinement son potentiel commercial. Il faut savoir que ce lifting a porté sur trois axes : un design modernisé, plus de technologie embarquée avec une meilleure connectivité du système multimédia et enfin une motorisation plus puissante et donc en phase avec la demande dans ce segment. Ces trois améliorations feront que nous aurons progressivement plus de demande sur ce modèle qui est important pour le groupe Renault.

Renault Sélection a été lancé il y a tout juste un an, quel bilan chiffré dressez- vous du label de cette activité véhicule d’occasion (VO) ?
Nous avons vendu plus de 500 VO cette année à travers le pôle des succursales de RCM et nous sommes en train de déployer progressivement cette activité à travers notre réseau. En même temps, nous avons une dynamique de reprise en croissance moyenne de 30% d’un mois sur l’autre. Indépendamment des chiffres, le bilan de Renault Sélection est très positif. Il faut savoir qu’à travers cette nouvelle activité, Renault Commerce Maroc est en train de structurer le marché du véhicule d’occasion. Lorsqu’on vend un VO, celui-ci a préalablement subi 100 points de contrôle pour être garanti au client et peut même être assorti d’une extension (NDLR : de garantie). J’ai de grandes attentes sur le VO car il apporte de la valeur aux clients mais aussi à l’État puisqu’il contribue à la professionnalisation de cette filière.

La Clio V est très attendue par la clientèle marocaine, à quand sa disponibilité dans le réseau de RCM ?
La Clio V arrivera au Maroc début 2020 mais d’ores et déjà, nous avons eu des retours très positifs de la presse en Europe où ce nouveau modèle est actuellement encore en phase de lancement. D’ici là, nous proposons toujours la Clio IV qui est un best-seller et reste un véhicule remarquable en tout point. Par ailleurs, l’arrivée de la Clio V s’accompagnera aussi du Captur nouvelle génération et ces deux modèles marqueront le renouvellement de notre présence dans le segment B.

Verra-t-on un jour la marque Alpine débarquer au Maroc ?
Aujourd’hui, la commercialisation d’Alpine n’est pas d’actualité. Ceci étant, elle reste à l’étude et se fera au moment opportun. Par ailleurs, il faut savoir que sur l’A110 qui marque le renouveau d’Alpine, il y a un délai d’attente d’au moins un an et demi. Du coup et quand bien même un client viendrait nous passer commande d’un exemplaire, il devra surtout s’armer de patience.

Comment voyez-vous l’évolution de la demande sur notre marché à l’horizon 2021 ? Qu’en sera-t-il pour la parité essence- diesel chez Renault ?
D’une façon générale, je vois clairement une croissance continue du marché marocain et cela du fait qu’organiquement, il y a encore un gros besoin en équipement automobile. D’un point de vue segmentation et comme partout dans le monde, nous allons continuer à assister à l’essor des SUV à l’inverse ou au détriment des berlines tricorps. Sur la partie motorisation, l’Europe change de manière accélérée et l’on observe un switch très fort entre le diesel et l’essence. Au Maroc, le marché est diésélisé à plus de 90% et l’on continuera à y vendre du diesel. À la question de savoir si Renault Commerce Maroc est capable de répondre à la migration du mix énergétique, la réponse est oui puisque nous disposons de moteurs essence, diesel, électriques et bientôt hybrides et nous sommes les seuls dans cette situation.

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