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Les Cahiers des ÉCO / Automobile

Alors que les constructeurs du monde entier sont focalisés sur la Chine, Suzuki a annoncé son retrait du premier marché automobile mondial. Une décision assumée pour ce groupe qui, contrairement aux apparences, réalise une rentabilité supérieure à celle de mastodontes du secteur.

S’il y a bien un constructeur automobile qui ne fait rien comme les autres et qui se garde de tout mimétisme, c’est bien Suzuki. La division automobile de la firme fondée en 1909 à Hamamatsu cultive sa différence à plusieurs égards, et en particulier pour ce qui est de son modèle économique et de sa stratégie mondiale. En effet, si en termes de diversification sectorielle (auto, moto, marine…), d’autres Japonais en font autant (Toyota, Honda, Mitsubishi…), Suzuki est l’un des rares -voire le seul- à prospérer sans tout miser sur le marché chinois, au point de décider de s’en retirer.

Pour comprendre cette donne, il faut remonter à 1993, année qui a vu la naissance de Changan, joint-venture industrielle créée par Suzuki et le gouvernement chinois. Objectif: produire l’une des spécialités du groupe nippon, ayant (à l’époque) le vent en poupe: les micro-citadines. Deux ans plus tard, la première Suzuki Alto, renommée Changan Alto, est lancée et la production totale de Changan-Suzuki à fin 1995 dépasse les 975.000 véhicules! Parallèlement à cela, et à l’aube du troisième millénaire, l’aventure indienne de Suzuki s’avère plus prolifique grâce à son partenaire Maruti dont il finit par prendre le contrôle (54%) en 2002. Cinq ans plus tard, Suzuki réalise près de la moitié de sa production globale (3,34 millions) en Inde (1,65 million), marché qu’il domine à plus de 50% grâce à l’Alto.

Entre-temps, la demande mondiale continue doucement à se «SUVéiser», si bien qu’au début de cette décennie, les ventes de Suzuki commencent à décliner aux USA, marché friand de gros 4x4, poussant le constructeur des Jimny et Vitara à s’en retirer. L’Histoire étant un éternel recommencement, c’est dans l’Empire du milieu que l’on assiste aujourd’hui à une demande croissante en plus gros véhicules. Du coup, et alors que ses ventes en Chine ont fléchi de 24% en 2017 à tout juste 105.000 véhicules (sur un volume global de 3,22 millions), Suzuki a jugé, par la voix de son président (Osamu Suzuki), plus sage de céder à Changan Automobile ses parts dans cette co-entreprise. Une décision opportune pour ce constructeur dont la profitabilité est supérieure à celle de quelques géants de l’automobile. En effet, selon une étude publiée par le cabinet de conseil Ernst & Young, «la marge d’exploitation réalisée entre avril et juin 2018 par Suzuki est de 11,8%, tandis qu’elle est de 11% pour BMW et de 9,3% pour Toyota».

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