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Des chercheurs britanniques ont développé un dispositif permettant d’exploiter la chaleur dégagée par les gaz d’échappement et de la convertir en électricité. Sur une citadine hybride, le gain énergétique correspond à 24 km en roulage 100% électrique et une économie totale de consommation d’environ 5%.

Recycler les gaz d’échappement ou plutôt les convertir en énergie électrique. L’idée n’est pas nouvelle et a déjà fait l’objet de plusieurs tentatives, études et brevets. Le dernier en date nous provient d’une startup anglaise, dont les chercheurs ont mis au point un système permettant d’exploiter la chaleur dégagée par les gaz d’échappement et de la convertir en électricité. Baptisé VIPER2 (pour Vehicle Integrated Powertrain Energy Recovery), ce projet repose sur ce que l’on appelle en physique : l’effet Seebeck, du nom de son inventeur, Thomas Johann Seebeck. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce physicien allemand a découvert l’effet thermoélectrique selon lequel une variation de température entre deux pôles de matériaux différents est capable de générer une différence de tension et partant, un passage de courant. Au cœur du dispositif développé, un générateur thermoélectrique (TEG) exploite l’effet Seebeck suscité entre le pôle chaud (gaz d’échappement) et l’autre froid. La compacité de ce module est telle qu’il peut être placé entre les deux rangées de cylindres quelle que soit l’architecture mécanique (moteurs en V ou en L). Pour éviter la surchauffe du module du fait d’une chaleur excessive des gaz d’échappement, des soupapes à bascule installées de chaque côté du générateur thermoélectrique inversent régulièrement la direction du flux. Selon les responsables du projet, l’énergie récupérable peut atteindre les 300 Watts. Si elle peut servir à alimenter des équipements embarqués (autoradio, éclairage…), cette énergie pourrait aussi et surtout être destinée à des batteries reliées à un petit moteur électrique sur des petites voitures hybrides. Du coup et plus concrètement, le gain en énergie permettrait un roulage 100% électrique sur près de 24 km et une économie totale de consommation de l’ordre de 5 %. Soutenu par le gouvernement britannique qui lui a accordé une subvention de 2 millions de livres sterling, ce projet suscite l’intérêt des grands constructeurs parmi lesquels les groupes Jaguar Land Rover et Ford ont déjà apporté leur soutien. À l’heure actuelle, ce module a été installé sur un véhicule pour être expérimenté. Si les tests sont concluants, les responsables envisagent une mise en production à l’horizon 2025. Une échéance intéressante puisqu’elle devrait voir une quasi-généralisation de la technologie hybride dans l’industrie automobile.   

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