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Encore en tête l’an dernier, le segment de la citadine est passé derrière celui du SUV en ce début d’année. Preuve que le marché national des véhicules neuf suit la tendance mondiale et le succès continu que connaissent les véhicules haut-sur-pattes. Analyse…

Il n’aura fallu que les deux premiers mois de l’année pour voir le bras de fer entre le segment de la citadine et celui du SUV tourner au profi t de ce dernier. C’est ce que révèlent les statistiques de l’Aivam (Association des importateurs de véhicules au Maroc) qui, toutes marques confondues, font état de 5.710 ventes de 4x4 et SUV à fi n février contre 5.630 citadines polyvalentes. Certes, il ne s’agit là que d’une courte tête et d’un écart inférieur à une centaine de véhicules, mais la tendance est bien là : la citadine qui pesait à hauteur de 26% l’an dernier est en passe de perdre du terrain face à l’engouement sans cesse croissant pour le SUV qui lui représentait déjà 25% des ventes totales de voitures neuves au Maroc après avoir signé une progression spectaculaire de 27,4% par rapport à 2017.

Conduite surélevée, un must-have Sur un marché national où le taux de motorisation est encore faible et où il est question avant toute chose d’accès à la mobilité, faut-il y voir une mutation de la demande ?

Nous avons posé la question au président de l’Aivam, Adil Bennani, qui nous a répondu : «non, je ne pense pas. Je dirais plutôt que si ce sont surtout des primo-accédants qui font croître les ventes de citadines, on assiste à un basculement de la clientèle équipée vers le segment des SUV». Puis d’expliquer : «Outre l’effet de mode que connaît ce segment, on se retrouve aujourd’hui avec une flopée de nouveaux SUV qui n’existaient pas avant et qui après avoir bousculé la berline familiale, marchent sur les plate bandes du segment de la compacte et même celui de la citadine, aidé en cela par des formules de financement intéressantes».

En gros, l’essor de ces voitures hautes-sur-pattes serait dû à deux raisons. D’une part, il s’agit d’un phénomène sociétal à l’échelon mondial à travers lequel la conduite surélevée est devenue un must-have pour le consommateur et le signe d’une appartenance à une catégorie sociale, avec au passage des SUV également plébiscités pour le sentiment de sécurité qu’ils procurent. D’autre part et surtout, le marché du SUV explose du fait d’une multiplication tous azimuts de l’offre. Si bien qu’aujourd’hui, la plupart des importateurs ont au moins un modèle dans ce segment, sinon deux, trois, voire beaucoup plus chez certains labels premium, comme BMW qui en compte 7 ! Best-sellers, toujours les mêmes ! Bien entendu, ce sont les marques généralistes qui réalisent la plus grande part des ventes dans ce segment, les SUV arborant un logo premium ne représentant qu’un peu moins de 19%. Question best-sellers, c’est sans surprise (et comme en 2018) le Duster de Dacia qui arrive en tête, avec 978 nouvelles immatriculations à fin février. Arrivent ensuite le Tucson de Hyundai (600 unités), le Qashqai de Nissan (572), le 3008 de Peugeot (309) et le Tiguan de Volkswagen (239). Dans ce top 5, on retiendra surtout la montée en puissance des modèles 3008 et Tiguan. Le SUV du lion connaît enfi n du succès qu’il mérite, tandis que le petit frère du Touareg a profi té des versions de fi n de série de l’ancien modèle (Tiguan Reloaded) grâce auquel il devance de peu le Kuga de Ford vendu à 227 exemplaires à fin février. Reste maintenant à attendre les prochains mois pour voir si le segment des petites voitures ne va pas reprendre le dessus sur celui des SUV. En cela, le renouvellement de deux modèles phares parmi les citadines polyvalentes à savoir, la Renault Clio et la Peugeot 208, pourrait peser de façon conséquente. On verra bien…

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