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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

La banque panafricaine présente dans une trentaine de pays du continent n’entend pas se positionner sur le marché marocain où l’un de ses actionnaires, Qatar National Bank, détient des participations. 

Pas d’implantation prévue au Maroc pour Ecobank. Dans une déclaration aux «Inspirations ÉCO» à Abuja, en marge de l’assemblée générale 2018 d’Afreximbank (www.leseco.ma), le président directeur général d’Ecobank, Ade Ayeyemi, a exclu toute éventualité pour son groupe de s’installer au Maroc. «Nous ne pouvons pas être partout. Notre stratégie actuelle est de consolider nos positions dans les pays où nous sommes déjà installés», a-t-il indiqué en réponse à une question des «Inspirations ÉCO» sur les chances de voir cette banque panafricaine débarquer dans le royaume. Pour Ayeyemi, le marché marocain déjà quadrillé par les grands acteurs locaux et continentaux que sont Attijariwafa bank, BMCE Bank of Africa et Banque Centrale Populaire ne fait pas partie des priorités du moment. En plus, «je dirais que nous sommes présents en Afrique du Nord à travers notre actionnaire Qatar National Bank (QNB) car cette banque est bien présente dans cette région septentrionale du continent. Donc Ecobank est présente en Afrique du Nord à travers QNB», ajoute-t-il pour écarter toute probabilité d’ouvrir une filiale sur cette partie de l’Afrique.

Pas peur de la concurrence marocaine
Ecobank qui est la 7e plus grande banque africaine avec des fonds propres évalués à 3,01 milliards de dollars en 2017 par le classement annuel du magazine «The Banker» dit aussi ne pas redouter la concurrence des groupes bancaires marocains en Afrique subsaharienne. «Nous n’avons peur de personne», a répété son patron en faisant référence aux banques marocaines. «Ecobank est une banque qui est aussi bien capable d’opérer dans des environnements stables comme Dakar qu’instables comme Bangui. Nous sommes la seule banque parmi toutes celles que vous évoquez qui soit actuellement présente dans un environnement aussi difficile que celui de Bangui. Aucune des autres banques dont vous parlez n’est à ce jour sur le terrain en Centrafrique pour essayer de trouver des solutions aux populations sur place, contrairement à Ecobank», a-t-il poursuivi non sans afficher une mine teintée de fierté et de fougue.

14 millions de clients
Basée à Lomé, au Togo, Ecobank est considérée comme l’une des plus performantes banques du continent. En 2017, elle a affiché des bénéfices de 182 millions de dollars après avoir subi une perte sèche de 39 millions de dollars un an plus tôt. La banque aux couleurs bleues fondée en 1985 est aujourd’hui présente dans quelque 33 pays africains et revendique plus de 14 millions de clients à fin 2017.


Ade Ayeyemi
Président-directeur général d’Ecobank

 Pourquoi Ecobank ne vient-elle pas s’installer au Maroc ?
Nous ne pouvons pas être partout. Notre stratégie actuelle est de consolider nos positions dans les pays où nous sommes déjà installés. Cela dit, je considère que nous sommes des partenaires avec les banques marocaines dans la mesure où nous œuvrons ensemble pour faire accéder les populations africaines aux services bancaires.

Quels  types de partenariats ?
Je dirais que nous sommes présents en Afrique du Nord à travers notre actionnaire Qatar National Bank (QNB) car cette banque est bien présente dans cette région septentrionale du continent. Donc Ecobank est présente en Afrique du Nord à travers QNB.

Avez-vous peur de la concurrence des banques marocaines sur le continent ?
Nous n’avons peur de personne et je n’ai pas l’air de quelqu’un qui a peur non plus. Je suis issu de ce continent et j’y suis né. Nous menons nos activités depuis plus de trente ans. Ecobank est une banque qui est tout aussi capable d’opérer dans des environnements stables comme Dakar qu’instables comme Bangui. Nous sommes la seule banque parmi toutes celles que vous évoquez qui soit actuellement présente dans un environnement aussi difficile que celui de Bangui. Aucune des autres banques dont vous parlez n’est à ce jour sur le terrain en Centrafrique pour essayer de trouver des solutions aux populations sur place, contrairement à Ecobank.

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