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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Le séjour au Maroc, début juin, du président de la Commission de l’UA a été l’occasion d’évoquer les moyens de «relance de l’Union du Maghreb arabe».

«La flamme de l’UMA s’est éteinte parce que la foi dans un destin commun a disparu». Le 30 janvier 2017 à Addis-Abeba, juste après le retour du Maroc à l’Union africaine, c’est en ces termes que le roi Mohammed VI regrettait l’enlisement de l’Union du Maghreb arabe. Pourtant, l’instance panafricaine semble croire encore à cette organisation moribonde. C’est du moins ce qu’on lit dans le compte-rendu de la visite effectuée au Maroc, les 5 et 6 juin, par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. En effet, à en croire le communiqué publié par ses services au terme de son séjour dans le royaume, le plus haut fonctionnaire de l’organisation continentale rapporte avoir discuté avec le souverain et le gouvernement, des moyens de relance de l’UMA, entre autres dossiers d’envergure. «Les échanges avec le roi Mohammed VI et les autres responsables marocains ont été l’occasion de faire le point sur les efforts d’intégration tant continentale, à travers notamment la Zone continentale africaine de libre-échange et d’autres projets connexes, que régionale, à travers la relance de l’Union du Maghreb arabe». La note de l’UA ne précise toutefois pas si l’initiative d’évoquer la question de l’UMA émane du Maroc ou du président de la Commission.

Désunion
En tout cas, du côté du royaume, l’UMA semble enterrée, si l’on se base sur le constat fait par le roi Mohammed VI lors de son discours de janvier 2017 à Addis-Abeba, et quelques mois plus tard, en novembre, à Abidjan, lors du 5e Sommet euro-africain. Dans la capitale ivoirienne, le souverain avait notamment regretté les failles notées dans la lutte contre l’immigration clandestine, en raison de l’inexistence réelle de l’UMA. D’ailleurs, la «mort clinique» de l’organisation d’intégration maghrébine a été une fois de plus illustrée par la course des pays du Maghreb à rejoindre d’autres communautés économiques régionales, à l’instar de la CEDEAO. C’est notamment le cas du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie qui demandent, chacun selon son cas, une admission plus ou moins complète au sein de l’espace économique ouest-africain.

L'UMA indispensable à la ZLEC ?
Si au Maghreb, on ne croit plus à l’UMA, à l’UA, on compte sur les communautés économiques régionales (CER) pour concrétiser une bonne partie des grands chantiers de l’Agenda 2063. C’est notamment le cas de l’accord sur la zone de libre-échange continentale (ZLEC) signé en mars dernier à Kigali par 44 pays africains. Depuis, 4 pays l’ont définitivement ratifié, mais la ZLEC ne saurait réellement être mise en œuvre, selon les prévisions de l’UA, sans l’implication efficace des CER. Si, au Maghreb, l’UMA est dans l’incapacité d’assurer la coordination, alors le train risque d’accuser du retard dans cette zone considérée comme la moins intégrée au monde! 


31e sommet de l’UA: la question du Sahara s’invite encore

Le 31e Sommet de l’Union africaine, prévu les 1er et 2 juillet prochains à Nouakchott, s’annonce tendu, du moins sur un point inscrit au projet d’ordre du jour. En effet, il est prévu que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, présente son rapport sur la question du Sahara. Cette lecture de la situation sur le conflit est prévue lors d’une session à huis clos, selon le programme provisoire rendu public par l’UA. Ce rapport risque certainement de faire grincer des dents du côté du royaume, sachant que pour le Maroc, cette question relève exclusivement du Conseil de sécurité des Nations-Unies, dont le SG a récemment présenté son rapport annuel. Pour l’UA, il s’agira surtout de proposer une feuille de route afin de trouver une solution au conflit du Sahara soit en appui aux initiatives onusiennes, soit à travers sa propre voie.

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