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Lors du 106e anniversaire du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le nouveau président a promu de redorer l’image de cette formation fortement décrédibilisée par la présidence de Jacob Zuma.

Le nouveau président du Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a promis, samedi 13 janvier, de rétablir l'unité, l'intégrité et la crédibilité du parti, sérieusement écorchées pendant le mandat de son prédécesseur Jacob Zuma. Le nouvel homme fort de la nation arc-en-ciel s’exprimait lors du 106e anniversaire du légendaire parti au pouvoir en Afrique du Sud. «Le mouvement s'est profondément divisé à cause du factionnalisme, du clientélisme, de la corruption (...). Nous voulons un ANC uni», a déclaré Ramaphosa. «Nous devons restaurer l'intégrité et la crédibilité du parti», a poursuivi l'actuel vice-président sud-africain devant plusieurs milliers de militants réunis dans un stade.

Zuma sous pression
Ramaphosa fait désormais figure de favori pour succéder à Jacob Zuma à la tête du pays à l'issue des élections de 2019 mais de nombreux experts anticipent déjà une défaite de l'ANC à ce scrutin et de nombreuses voix au sein du parti exigent le départ immédiat de l'actuel chef de l'État afin d'inverser les pronostics. Sous pression, Zuma a annoncé cette semaine la mise en place d'une commission d'enquête judiciaire sur les accusations de corruption à la tête de l'État dans lesquelles il est cité. «Nous allons nous attaquer à la corruption et à la «capture de l'État» (...), priorité absolue sera accordée aux enquêtes et aux poursuites contre ceux qui en sont responsables», a promis samedi Cyril Ramaphosa, qui s'est réjoui de la mise en place de la commission annoncée par son prédécesseur. Présent à East London, le lieu où se tenait la célébration de l’anniversaire, Jacob Zuma a été copieusement sifflé par une partie des militants à son arrivée à la tribune officielle.

Expropriation
Entre autres projets, le nouveau patron de l'ANC a par ailleurs confirmé la mise en place progressive de la gratuité des études universitaires pour les plus pauvres, la mise en place d'un salaire minimum et une réforme de la Constitution permettant, sous conditions, l'expropriation des terres sans compensation. La majorité des terres du pays appartient à la minorité blanche. L'ANC dirige l'Afrique du Sud depuis sa victoire lors des premières élections libres de l'histoire du pays en 1994. Ramaphosa a été élu en décembre à la présidence de l'ANC, où il a succédé à l'actuel chef de l'État Jacob Zuma. Il a devancé d'une courte tête sa rivale Nkosazana Dlamini Zuma, l'ancienne patronne de l'Union africaine (UA) et ex-épouse de Jacob Zuma. Leur duel a profondément divisé le parti, affaibli par la crise économique persistante et les multiples accusations de corruption qui visent Jacob.


Cyril Ramaphosa
Nouveau président de l’ANC

Nous devons mettre fin aux luttes intestines entre membres de l'ANC. Nous, les leaders du parti, devons nous montrer unis et parler d'une seule voix. Le temps de la contestation est passé. Le seul gagnant, c'est le Congrès national africain».

Susan Booysen
Analyste politique de l'Université Witwatersrand à Johannesburg

À de multiples reprises, on a prédit la chute de Zuma et contre toute attente, il a toujours survécu mais il y a désormais de nombreux éléments irréfutables et circonstanciés qui laissent à penser que c'est la fin pour Zuma. S'il reste président, c'est l'ANC qui ne survivra pas».

Colette Schulz-Herzenberg
Professeure à l'Université sud-africaine de Stellenbosch.

En vue des élections de 2019, ça n'aurait aucun sens électoralement de maintenir Jacob Zuma comme président. Son départ pourrait même être une question de jours».


Zuma poussé vers la sortie

L'avenir du président sud-africain Jacob Zuma, contraint de mettre en place une commission sur la corruption à la tête de l'État, n'a jamais semblé aussi précaire au sein de son parti, le Congrès national africain (ANC), menacé de perdre les élections de 2019. En l'espace de quelques semaines, Jacob Zuma, dont le second mandat présidentiel expire en 2019, a multiplié les déconvenues politiques et judiciaires, au point que les experts tablent déjà sur son départ anticipé. Fin stratège, le président avait misé sur l'élection  mi-décembre de son ex-épouse, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour le remplacer à la tête de l'ANC. Mauvais calcul. C'est le vice-président Cyril Ramaphosa, lequel avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption, qui l'a emporté. Pressé de toutes parts, Jacob Zuma a été contraint mardi dernier d'annoncer la création d'une commission d'enquête sur la corruption au sein de l'État. Là encore, il s'est conformé - à reculons - à une décision de justice. Il a expliqué avoir «pris conscience que cette affaire préoccupait l'opinion publique depuis quelque temps». Beaucoup tablent sur sa probable démission avant fin février.

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