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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

En attendant la désignation du ministre des Affaires africaines, de grands dossiers devraient rythmer les relations entre le Maroc et le reste de l’Afrique en 2018. Il s’agit de la CEDEAO, l’OHADA et le rapprochement avec l’Afrique australe.

AFRIQUE AUSTRALE
L’heure du rapprochement...
2018 sera-t-elle l’année du réchauffement diplomatique entre le Maroc et les pays d’Afrique australe anglophone ? On serait tenté de répondre par l’affirmative. La rencontre, fin novembre à Abidjan, entre le roi Mohammed VI et le président sud-africain, Jacob Zuma, est annonciatrice d’un climat plus apaisé entre le royaume et cette partie du continent qui demeure, à ce jour, le plus grand soutien du Polisario en Afrique. Une nouvelle page devrait en effet s’ouvrir dans ces relations marquées par une adversité parfois paralysante, notamment au sein des instances continentales. En dehors de l’Afrique du Sud, l’Angola pourrait devenir le nouvel ami du Maroc. Dans ce sens, une visite dans le royaume du nouveau président angolais, João Lourenço n’est pas à exclure, ainsi qu’un déplacement du souverain dans ce pays pétrolier. Non loin de l’Angola, au Zimbabwe, un probable rapprochement avec le Maroc peut également être envisagé, surtout depuis le départ du pouvoir de Robert Mugabe, fin 2017. En somme, l’enjeu principal dans la normalisation des relations entre le Maroc et l’Afrique australe porte sur le comportement que cette sous-région compte adopter vis-à-vis de l’entité du Polisario. Les pays de l’Afrique australe en viendront-ils à retirer leur reconnaissance à la pseudo RASD ? Là est la question. Premières réponses attendues dès cette année qui démarre.

MAROC-OHADA
En attendant le feu vert de Rabat
Le processus d’adhésion du Maroc à l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) sera l’un des dossiers importants à suivre au cours de l’année 2018. Le rapprochement accéléré, observé en 2017 (www.leseco.ma), aboutira-t-il à une entrée du royaume dans cette institution supranationale ? En tout cas, le décor est déjà placé, et à en croire le Secrétaire permanent de l’OHADA, Dorothé Cossi Sossa, seule «une décision politique» de la part des autorités marocaines est attendue afin d’officialiser cette adhésion. Cependant, du côté du royaume, cette fameuse «décision politique» ne semble pas si facile à prendre. Adhérer à l’OHADA suppose une perte de souveraineté, notamment, en matière de législation des affaires. Par exemple, le Parlement du royaume devra impérativement céder l’adoption des textes régissant les activités économiques au Conseil des ministres de l’OHADA. De même, le Maroc aura à se plier à la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA, la seule institution habilitée à interpréter et à appliquer en dernier ressort les textes de l’organisation. Telles sont les exigences auxquelles se sont pliées les 17 États d’Afrique de l’Ouest et centrale réunis au sein de l’OHADA, fondée depuis 1993. Du côté des milieux économiques marocains, on encourage vivement l’entrée du Maroc, dans un contexte où la majorité des investissements marocains sur le continent se font dans les pays membres de l’OHADA. Affaire à suivre.

CEDEAO
Quelle place pour le Maroc ?
Après l’accord de principe formulé à Monrovia en juin 2017 à l’adhésion du Maroc, suivi, six mois plus tard à Abuja, de la mise en place d’un comité de 5 pays chargé d’en examiner «les implications», les questions se multiplient sur l’entrée probable du royaume dans la CEDEAO. Le prochain sommet des chefs d’État des pays membres, le 53e du genre, est prévu au Togo en milieu d’année. Une réponse définitive sera-t-apportée à la candidature marocaine d’ici là ? Mystère ! En tout cas, l’étude d’impact sur l’adhésion du Maroc commandité par la CEDEAO met aussi bien en avant les avantages que les défis à attendre de l’arrivée du royaume dans cette Communauté économique régionale (CER) ouest-africaine de plus de 320 millions de consommateurs. Ce rapport jugé globalement favorable pour le Maroc souligne toutefois des craintes relatives à la perte, par les principaux partenaires économiques du royaume dans la CEDEAO, de recettes douanières qui résulteraient de la levée des barrières tarifaires sur les importations de produit «Made in Morocco». Sur le plan politique, c’est la question du Sahara et ses répercussions éventuelles sur la bonne marche de la CEDEAO qui cristallise les peurs. Bien qu’aucune réaction officielle n’ait été enregistrée côté marocain depuis le dernier sommet d’Abuja, nul doute que les tractations vont se poursuivre pour dépasser les «réserves» émises par certains membres de la CEDEAO.

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