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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Fondée en 2011, l’École supérieure d’ingénierie de la santé et de management de projets (ESISMP) entend contribuer à la formation des ressources humaines africaines qualifiées dans le secteur de la santé. 

«Nous avons une vocation africaine. Nous nous sommes installés au Maroc, parce que le pays est bien situé et constitue un hub pour l’Afrique». C’est en ces termes que Wafaa Farhat Agoumi, directrice générale d’ESISMP décline les ambitions africaines de son établissement de formation. Pour cette biologiste, la formation de cadres marocains et subsahariens dans les filières de la santé est une affaire de passion, également motivée par le souci de doter les pays africains de compétences confirmées. «Avec le développement des compétences au niveau africain, on pourrait prétendre à un meilleur accès aux médicaments et sensibiliser les populations sur les circuits de distribution des médicaments par exemple», argumente-t-elle. Toutes ces raisons, mais aussi les besoins de l’industrie pharmaceutique, l’ont poussée à ouvrir depuis 2011 à Casablanca, l’École supérieure d’ingénierie de la santé et de management de projets (ESISMP).

Cursus
En partenariat avec les universités françaises de Montpellier et celle de Lille, son établissement dispense une formation dans plusieurs domaines : conception et production des produits de santé ; recherche clinique ; environnement et marketing de la santé, ou encore management des établissements sanitaires. «Notre formation donne à nos étudiants une double compétence en management de projets, avec la maîtrise du français et de l’anglais», précise la DG d’ESISMP. En plus des diplômes de Licence et de Master, l’école assure la formation continue pour les professionnels.

Filiales
«Actuellement, nous comptons une centaine d’étudiants. Mais nous souhaitons, à l’horizon 2030, former 2.000 étudiants spécialistes africains dans les métiers industriels de la santé», indique Wafaa Farhat Agoumi. Les spécialités visées sont le contrôle des médicaments et des produits sanitaires, agroalimentaire et cosmétiques ; la gestion normalisée des établissements hospitaliers (hôpitaux, cliniques, dispensaires, etc.), la réalisation des essais cliniques suivant les normes internationales... Des étudiants issus de différents pays africains comme l’Algérie, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Congo, la RDC ainsi que le Gabon y sont déjà inscrits. Des collaborations avec le Bénin et le Tchad sont également en projet, ajoute la DG d’ESISMP, mais son «souhait le plus ardent» est d’ouvrir des filiales dans les pays d’Afrique subsaharienne. «Ce qui m’intéresse en Afrique, c’est de pouvoir y attirer les donneurs d’ordres que sont les laboratoires pharmaceutiques globaux qui sont en Europe et aux États-Unis, afin de répondre aux besoins locaux. Et cela exige des compétences dans nos pays», fait remarquer Wafaa Farhat Agoumi. Pour elle, le développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique passe avant tout par la formation de compétences africaines qualifiées. 


 

Wafaa Farhat Agoumi
DG ESISMP

Biologiste de formation, Wafaa Farhat est également toxicologue et généticienne des populations. Dans un environnement concurrentiel et en pleine mutation, Wafaa Farhat Agoumi ne s’est pas contentée de la formation scientifique, mais a également étendu ses connaissances au management. La directrice générale de L’ESISMP est, en effet, diplômée de la prestigieuse école de commerce française ESSEC Business School. Elle a exercé pendant 21 ans dans le domaine de la R&D (Recherche et développement). Tout au long de sa carrière, Agoumi a cumulé une expérience au niveau international que ce soit au sein de laboratoires de renom à l’instar de Sanofi-Aventis ou encore dans le domaine de l’enseignement. Sa longue expérience dans le monde de la recherche l’a conduite à l’enseignement. En effet, elle a créé le Master de gestion des données cliniques à l’Université Montpellier 1 où elle officie en tant que professeur associé depuis 16 ans. En 2011, elle décide de revenir s’installer au Maroc (tout en conservant son poste d’enseignant à Montpellier 1) pour ouvrir l’École supérieure d’ingénierie de la santé et de management de projets (ESISMP). Cette nouvelle aventure est engagée avec le soutien de son époux, lui-même à la tête d’une société de recherche clinique. Aujourd’hui, le projet s’est concrétisé et l’ESISMP s’active à sa manière, à se positionner dans la dynamique des relations entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne. En plus de ses activités à l’ESISMP, Agoumi est aussi impliquée dans les réflexions menées dans les écosystèmes du secteur de la santé au Maroc. 

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