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Les Cahiers des ÉCO / Afrique
Michelle Kathryn Essomé, présidente de l'association africaine des capital-investissement et risque (AVCA)

Ils avaient choisi le Maroc pour tenir leur 15e conférence annuelle en avril dernier, car le royaume suscite leur intérêt. Ils, ce sont les capital-investisseurs africains, dont la présidente, Michelle Kathryn Essomé, parle ici des atouts de l'économie marocaine et de l'évolution du private-equity en Afrique.

Les Inspirations ÉCO : Qu'est-ce que l'association africaine du capital-investisseurs ?
Michelle Kathryn Essomé : Nous sommes une association qui a pour but de promouvoir et stimuler le capital-investissement partout en Afrique. Nous menons quatre principales activités. La première est le networking (réseautage), qui consiste à réunir les acteurs du capital-investissement en un seul lieu, pour parler de l'évolution de notre domaine d'activité. C'est dans ce cadre que nous avons tenu la 15e conférence de l'AVCA à Marrakech fin avril dernier. Auparavant, nous l'avions organisée à Accra, Lagos, Addis-Abeba, entre autres capitales africaines. La deuxième activité phare que nous menons, porte sur la recherche sur les deals, les levées de fonds et les emprunts, etc... car les investisseurs ont vraiment besoin d'un important niveau d'activité avant d'investir. Notre troisième activité concerne la formation, notamment au profit des fonds de pension africains, à l'instar d'Ithmar Capital, le Fonsis au Sénégal. En général, ce sont des fonds qui investissent dans des bonds et ont besoin de diversifier leur portefeuille. Nous leur proposons ainsi des formations afin de les aider à mieux rentabiliser leurs investissements, mais aussi à cibler les projets à fort impact social et qui aident à développer les économies africaines.

Quelles sont les grandes réalisations de votre association ?
Ce qui est important est de constater que lorsque vous formez les acteurs africains du private-equity ils s'engagent sérieusement sur des projets et nous voyons des résultats directs. Cela a également pour conséquence d'améliorer profondément l'image des capital-investisseurs africains auprès de leurs collègues du monde, et en définitive, la vision que les autres ont des économies africaines. D'ailleurs, l'une des principales activités de l'AVCA consiste à améliorer l'image de l'Afrique auprès des investisseurs internationaux.

Pourquoi avez-vous choisi Marrakech pour tenir votre 15e conférence ?
Cela faisait presque 10 ans que nous ne nous étions pas réunis en Afrique du Nord. La dernière fois c'était en 2009 au Caire, en Egypte. Nous avons aujourd'hui constaté, quelques années après le «printemps-arabe», que le Maroc était un bel-exemple d'économie en croissance. Non seulement le pays figure parmi les nations africaines qui attirent le plus d'investissements directs étrangers, mais c'est également un acteur investisseur majeur sur le continent. Aujourd'hui, de grands groupes marocains, à l'image de BMCE Bank of Africa, Label'Vie, développent des stratégies d'expansion sur le continent. En plus, le Maroc suscite la curiosité des investisseurs internationaux. Ces derniers ont envie d'en savoir davantage sur le pays. Tout ceci fait du Maroc un endroit à venir découvrir pour nous capital-investisseurs africains. Nous sommes conscients que nous, africains, devons prendre notre destin en main en nous basant sur les best-practices sur le continent.

Comment le capital-investissement peut-il contribuer au développement de l’Afrique ?
Le capital-investissement peut énormément contribuer au développement de l'Afrique en apportant de l'expertise et les best-practices, notamment dans le secteur financier. Par exemple, partager les meilleures expériences de réussite en termes de financements et d'investissements à travers le monde. Il s'agit là de s'inspirer des meilleures réussites d'autres pays et continents à l'image des Etats-Unis ou encore de l'Angleterre, et de les adapter aux réalités africaines. Pour nous, il est important de tenir en compte les réalités locales.

Quelles sont les économies africaines les plus dynamiques dans les activités de private-equity ?
Les pays africains les plus dynamiques en termes de private-equity sont l'Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et l'Egypte. Toutefois, nous remarquons de plus en plus une progression des pays francophones. C'est également le cas pour les pays en post-conflits ou qui ont connu des épidémies, comme par exemple le Liberia et la Sierra-Léone. De petits deals s'y concrétisent mais ont un impact considérable sur la vie des populations.

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