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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Retour du Maroc, réforme de l’UA, élection du nouveau président de la commission, zone de libre-échange continentale... jamais un sommet de l’Union africaine n’aura présenté autant d’enjeux. Zoom sur ce 28e rendez-vous des dirigeants africains, unique en son genre.

À Addis-Abeba, les travaux du 28e sommet de l’UA ont démarré ce dimanche 22 janvier, avec la 33e session du Comité des représentants permanents de l'UA. Ces ambassadeurs des pays membres préparent les dossiers à l’ordre du jour du Sommet des chefs d’État prévu à partir du week-end prochain. À ce propos, les dossiers les plus importants qui seront discutés par les dirigeants africains portent d’abord sur la réforme de l’UA. Ce chantier est porté par le président rwandais, Paul Kagamé, qui, pour le préparer, s’était entouré de hautes personnalités continentales, dont l’ancien président de la BAD, Donald Kaberuka, et l’ex-secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique, Carlos Lopes. L’objectif de cette réforme est de sortir l’UA de sa torpeur plus de 15 ans après avoir remplacé l’inefficace OUA. Depuis son lancement effectif au début des années 2000, l’UA peine encore à s’imposer. Ses réalisations sont très maigres, hormis le lancement, en juillet dernier, du passeport africain qui est censé supprimer les barrières à la libre-circulation des personnes sur le continent. Et même sur ce dossier, force est de constater que sa concrétisation risque de prendre du temps, étant donné que chaque État doit l’adopter au niveau national. La réforme de l’UA devra enfin permettre à l’institution d’accéder à son autonomie financière. Pour rappel, l’UA est financée en grande majorité par des puissances étrangères comme l’UE et la Chine.

Improbable ZLEC
À Addis-Abeba, les dirigeants africains devront aussi se prononcer sur l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Celle-ci était annoncée pour 2017. Lors de leur sommet, les États auront droit à une présentation d’un rapport sur cette ZLEC. Mais force est de constater que peu de sous-régions économiques du continent sont aujourd’hui prêtes à s’embarquer dans une grande zone de libre-échange africaine. Les États ne sont non seulement pas prêts (à qui la faute?), mais il est étonnant de constater au même moment que de nombreux espaces communautaire se sont empressés ces dernières années de signer des accords commerciaux avec d’autres parties du monde comme l’Union européenne à travers les APE. Ces accords de partenariat, comme tout le monde le sait, risqueraient d'ôter à la ZLEC toute sa portée et en réduiraient l’impact positif pour les économies africaines s’ils entraient en vigueur avant celle-ci.

Et le successeur de Zuma est.
Cinq candidats sont en lice pour la succession de la Sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. Celle-ci devait rendre le tablier depuis juillet 2016 à Kigali, mais faute de majorité requise (36 voix sur 54), aucun des challengers n’avaient réussi à accéder au poste. Entre-temps, le Sénégalais, Abdoulaye Bathily (69 ans) est entré en jeu, soutenu par son pays et par la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Beaucoup d’observateurs le voient comme favori, lors de l’élection prévue en ce fin janvier, mais rien n’est vraiment joué. Le forcing du Sénégal pour imposer la candidature de Bathily est très mal apprécié par de nombreux pays hors CEDEAO. C’est ainsi que la COMESA (Afrique de l’Est) a mis en branle la ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed Jibril (55 ans), alors que la CEEAC (Afrique centrale) soutient le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat (56 ans). Deux autres candidats qui n’avaient pas réussi à décrocher un nombre suffisant de voix, lors du sommet de Kigali, sont toujours en lice, à savoir la Botswanaise, Pelonomi Venson-Moitoi, et l’Équato-guinéen, Agapito Mba Mokuy. À l’heure actuelle, il est difficile de se prononcer sur le futur vainqueur de cette élection. Pour le Maroc, le Sénégalais, Abdoulaye Bathily, est vu comme le meilleur partenaire, alors que la Kényane, Amina Mohamed Jibril, a ouvertement apporté son soutien au Polisario en effectuant une visite dans les camps de Tindouf...

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