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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Lors des premières «Assises de l’intelligence économique», organisées à Casablanca, il a été recommandé de créer des entités panafricaines dédiées aux métiers de l’intelligence économique.

Il est grand temps de doter le continent d’une structure panafricaine d’intelligence économique. C’est l’une des principales idées émises lors d’un événement organisé vendredi 3 juin à Casablanca. Dénommé les «Assises de l'intelligence économique», ce rendez-vous, premier en son genre, a attiré une centaine de participants marocains et étrangers, essentiellement des experts français et africains. Organisées par l’Institut international d’intelligence économique et stratégique, ces assises ont été rythmées par une série d’interventions d’acteurs nationaux et internationaux. Parmi eux, le secrétaire général du Conseil économique social et environnemental (CESE), Driss Guerraoui, qui a appelé à la création d’une structure panafricaine d’intelligence économique. «Il faut voir, au niveau de tous les pays africains, comment susciter une dynamique de création de structures d’intelligence économique et
de veille stratégique. Pourquoi ne pas créer une entité panafricaine d’intelligence économique ?», s’est-il interrogé.

École panafricaine
Même si la réalisation d’un tel objectif semble incertaine en raison de la nature des activités liées à l’intelligence économique, il devient urgent, pour les pays du continent, d’accorder plus d’importance à cette notion. Cela, d’autant plus que l’essor économique de l’Afrique aiguise les appétits de toutes les puissances du monde. Lors des débats de ces premières assises, il a notamment été recommandé de miser sur la formation, en créant, par exemple, une école panafricaine dédiée à l’intelligence économique. Cette proposition, faite par notre confrère Mohamed Benabid, de l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE), aiderait à «initier les jeunes à cette pratique, surtout à la veille stratégique», ont répété plusieurs participants.

Domination étrangère
Malgré l’intérêt croissant suscité par l’émergence des économies africaines, la pratique de l’intelligence économique sur le continent reste encore dominée par des cabinets non-africains, en plus des approches des services diplomatiques. Pour les pays du continent, le défi consiste à structurer les organes publics en charge des activités liées à l’intelligence économique afin de les rendre plus performants, au service de l’intérêt national. 

Driss Guerraoui
Secrétaire général du Conseil économique social et environnemental.

Il faut voir, au niveau de tous les pays africains, comment susciter une dynamique de création de structures d’intelligence économique et de veille stratégique. Pourquoi ne pas créer une entité panafricaine d’intelligence économique ?

Alexandre Medvedworsky
Président du directoire d'ESL & Network Holding.

Vu l’expérience que nous avons connue en Europe, ainsi que la nature de l’intelligence économique, je suis sceptique quant à une probable réussite de la coopération au niveau africain et régional dans ce domaine.

Asmâa Morine Azzouzi
Présidente de l'Association des femmes chefs d'entreprise du Maroc (AFEM).

Nous sommes en guerre économique, et dans ce contexte, il faut protéger ses intérêts et ses parts de marché.

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