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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Le développement rapide du marché des télécommunications en Afrique attire les multinationales. Dans ce contexte, les opérateurs sont appelés à maximiser sur les innovations technologiques et à diversifier leur offre de contenus.

Abdeslam Ahizoune, président du Directoire de Maroc Telecom, a été reçu le lundi 26 janvier à Lomé et à Abidjan par les chefs d’État togolais et ivoirien. Ces deux audiences ont été officiellement marquées par l’annonce de l’acquisition, par le groupe marocain, des licences 3G au Togo et de la 4G en Côte d’Ivoire, au profit de ses filiales «Moov», qui opèrent dans ces deux pays (www.leseco.ma). Pour Maroc Telecom, il s’agit d’une nouvelle étape dans le positionnement sur ces marchés. L’opérateur historique au Maroc, lui-même filiale de l’Émirati Etisalat depuis mai 2014, entend ainsi maximiser ses chances dans les 10 pays où il est présent en Afrique. Faut-il le rappeler, comme partout dans le monde, le marché des télécoms en Afrique fait l’objet d’une concurrence acharnée entre les compagnies de téléphonie. Le segment mobile, qui a désormais pris le dessus sur le fixe, cristallise toutes les attentions. À titre indicatif, le nombre de smartphones utilisés en Afrique devrait atteindre 350 millions vers la fin de l’année en cours, selon le cabinet Deloitte.

Course à la 4G
Avec l’évolution technologique, qui dit smartphones dit forcément Internet. Et c’est sur ce terrain que les opérateurs commencent désormais à se mesurer. «Alors qu’il y a encore 3 ans, le taux de pénétration de l’Internet était très faible sur le continent (de l’ordre de 1%), il est aujourd’hui en moyenne de 20% (essentiellement via mobile)», rappelle Germain Breugnot, associé Titane Conseil International. En Afrique, on estime aujourd’hui que quelque 53 opérateurs se sont déjà lancés dans la 4G dans 28 pays en Afrique, alors que de nombreux autres déploiements sont en cours. Cette amélioration de l’offre technologique pose en même temps d’autres problèmes, à l’instar du débat qui vient d’être clos au Maroc par l’Agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT). En effet, les opérateurs sont appelés à relever le défi des nouveaux usages (Vidéo, VoIP, Cloud,…), en investissant dans les bonnes technologies (3G, 4G-LTE, FTTx, Satellite), mais ils doivent aussi offrir des contenus plus attractifs afin de conserver leurs parts de marché.

Diversification
Dans ce contexte, on estime que les compagnies disposent encore d’une panoplie d’options à activer. En partenariat avec les pouvoirs politiques et avec de nombreux secteurs en vogue sur le continent, les opérateurs peuvent non seulement rentabiliser leurs activités, mais aussi contribuer au développement de certains services. «Cela peut être aussi à l’initiative des pouvoirs publics tels que pour les services e-santé, e-éducation, e-agriculture qui ont vu le jours au Burkina ou en Côte d’Ivoire notamment», constate Germain Breugnot. Au Kenya par exemple, le développement du mobile-banking a fait des émules dans plusieurs pays du continent. Sur un autre volet, les opérateurs doivent aussi relever le défi de la relocalisation des contenus fournis aux consommateurs. Aujourd’hui, ces contenus sont encore essentiellement localisés en Europe.  À ce propos, la première porte Internet d’Afrique de l’Ouest, ouverte à Abidjan en juillet 2014 par Orange, est un 1er pas en vue de la mise en place de cet écosystème. 

Chiffres clés

5%
Taux de croissance du secteur des TIC en Afrique en 2015.

69%
Taux de pénétration du téléphone mobile en Afrique à fin 2014.

60%
Les opérateurs font face à une augmentation de 60%, sur les 5 dernières années, de leur bande passante internationale.

250
Selon le cabinet Boston Consulting Group, le mobile-banking dispose d’une base potentielle de clients de 250 millions de personnes d’ici 2019.

10
Maroc Telecom est présent dans 10 pays africains.

50
L’opérateur marocain a versé un premier montant de 50 milliards de francs CFA pour renouveler le contrat de «Moov» en Côte d’Ivoire.

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