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Les résultats trimestriels de CIH Bank font ressortir des résultats en hausse s’inscrivant ainsi dans la continuité de la performance des années précédentes. Pour l’année en cours, CIH BANK prévoit de continuer sa croissance en capitalisant sur sa dynamique commerciale et son effort d’investissement. Le titre est à «renforcer» dans les portefeuilles.

Après avoir réussi sa transformation en banque universelle, CIH Bank se concentre d’ores et déjà sur sa performance commerciale et financière. Un défiqu’elle a réussi à relever en quelques années. Les résultats au terme de ce premier trimestre en témoignent. «À fin mars 2019, les résultats de la banque se sont inscrits dans le même trend performant que celui enregistré les années passées », souligne le management du groupe.

Sur une année glissante, les ressources clientèle s’établissent à 34,8 MMDH, en progression de 14,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Une hausse qui serait liée à l’amélioration de 9,6% des ressources à vue et de 34,3% des ressources à terme des particuliers. Les emplois clientèle sont quant à eux tirés par les emplois non immobiliers qui se sont appréciés de 29,6% à 12,1 MMDH ainsi que les emplois immobiliers qui se sont stabilisés à 25 MMDH. Il en ressort un PNB de 518,3 MDH, en progression de 6,4% par rapport à l’année précédente. En ce qui concerne les risques, la banque assure avoir fait un effort particulier afin de les couvrir au plus tôt à la fin de l’année 2019. C’est ainsi que le coût du risque s’est établi à -88 MDH à fin mars 2019 contre -57 MDH à fin mars 2018. Un alourdissement du coût du risque qui pourrait être une conséquence naturelle de la diversification opérée dans des activités plus risquées (crédits hors immobilier). «Projeté en fin d’année 2019, le coût du risque devrait être inférieur au niveau enregistré à fin 2018», prévoit le management du groupe bancaire.

Par conséquent, le résultat net affiche un repli de 15,6% à 115,9 MDH au terme de ce premier trimestre. La banque reste toutefois confiante quant aux perspectives de réalisation des objectifs de résultats à fin 2019, en continuité avec les performances des années précédentes. De même pour les analystes de la place et particulièrement Upline Securities qui recommande de «renforcer» le titre dans les portefeuilles. Dans son argumentaire, les résultats de CIH Bank continuent à confirmer la pertinence des choix stratégiques opérés ces dernières années, lesquels consistent en la transformation en banque universelle. Ce revirement stratégique a permis à la banque de développer une résilience face au ralentissement que connaît le secteur immobilier. Pour les analystes d’Upline, ladite banque parvient à gagner aujourd’hui des parts de marché dans l’ensemble de ses activités bancaires grâce à une stratégie différenciée axée essentiellement sur la digitalisation des services qui lui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune. Ces éléments semblent plaider pour une évolution relativement importante de son activité au Maroc, comparativement au marché. La banque d’affaires table, au final, sur une croissance de 5% du PNB en moyenne entre 2018 et 2023 et de 2,1% pour le RNPG sur la même période. Côté valorisation, «nous pensons que le cours en bourse n’intègre pas la totalité de ce potentiel», soulignent les analystes. Leur valorisation fait ressortir un cours cible de 306 DH, supérieur de 6,1% par rapport à son cours en bourse du 26/04/19 (288,45 DH). La valeur a clôturé la séance du vendredi 17 mai à 288 DH.


Ranya Gnaba
Analyste chez Alpha Mena

CIH marque un début d’année timide en accusant une perte de 2% en ligne avec son secteur de référence composé de 6 banques marocaines. L’année 2018 était difficile pour la banque qui a dû réapprécier le risque et la couverture suite à l’application des normes IFRS9. Le coût du risque a absorbé 9,8% des revenus contre 3% en 2018. Ceci a lésé la capacité organique de génération des fonds propres tout en opérant dans un contexte de ralentissement de la demande bancaire (hausse de 0,2% sur le T1 2019 selon Bank Al-Maghrib) et de taux d’intérêt bas. Cet environnement continue d’alimenter notre prudence sur la croissance du top-line mais le retour à la normale du niveau des provisions à partir de 2019 devrait améliorer la capacité bénéficiaire de la banque. La valorisation actuelle en termes de P/B et PER ne recèle pas de potentiel fondamental (en ligne avec le secteur composé de 6 banques marocaines). Nos méthodes aussi bien dans une optique de court terme (valeur intrinsèque et les comparables sauf celle qui se base sur le rendement en dividende) que de long terme (ANR qui se base sur le DCF) confirment le même constat. Au cours actuel, CIH est correctement valorisée.

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