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Finances

La Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) entame la deuxième phase de son projet d’investissement initié en 2010. Faisant échos à un besoin grandissant en soude, la société a décidé d’anticiper la troisième étape de son programme en débloquant un budget total de 247 MDH. Une décision soutenue par les banques qui financent les 2/3 du projet.

La Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) a définitivement retrouvé le chemin de la croissance. Après une traversée du désert causée par une concurrence «déloyale» des États- Unis, du Mexique et de l’Europe, la société affiche enfin une solidité financière et une bonne dynamique commerciale au terme de l’exercice 2018, et ceci serait parti pour durer, laisse entendre le patron de l’entreprise. «Ce que l’on demande n’est pas un privilège mais juste une équité basée sur les chiffres», commente Rachid Mohammadi, rappelant que l’enquête du ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique (MCINET) en lien avec le réexamen des mesures antidumping en vigueur sur les importations de PVC en provenance des États-Unis est toujours en cours et qu’il devrait prendre fin en décembre 2019. Confiant, Mohammadi présente l’entreprise comme un acteur majeur de l’industrie marocaine, tant au niveau de l’électrolyse (parts de marché de 65%) que pour les produits vinyliques (pdm de 50%). «L’acteur qui opère dans des secteurs très peu cycliques (hormis le BTP) et à fort potentiel de croissance fait preuve d’une certaine stabilité dans son rythme de production», souligne Mohammadi.

Évoluant dans une conjoncture favorable avec une bonne progression des chantiers d’infrastructures et des activités minières, la SNEP a enregistré un chiffre d’affaires de 935 MDH, en hausse de 6,8% par rapport à l’exercice précédent. La progression du résultat d’exploitation a quant à elle été contenue à 0,2% pour atteindre 93,8 MDH. La marge d’exploitation s’est également maintenue à 10% malgré la hausse de la facture de certains intrants tels que l’éthylène mais surtout celle du fuel. De son côté, la capacité bénéficiaire affiche une baisse en apparence pour s’établir à 56,8 MMDH (contre un résultat net non retraité de 99 MDH en 2017 et 68 MDH en 2016). Mais, retraité des éléments exceptionnels de l’année 2017, et notamment la reprise de la provision des actions auto-détenues pour un montant de 28,5 MDH, le résultat net 2018 ressort en légère hausse de 2,4%. La société a également du faire face au dénouement d’un contrôle fiscal, qui concerne la TVA, l’IR et l’IS, qui avait porté sur les exercices de 2012 à 2016. D’un montant global de 10,5 MDH, son impact sur les comptes de l’exercice a été compensé par une reprise financière nette de 9 MDH liée à l’opération de cession des actions auto-détenues par SNEP. Ce qui n’empêchera pas la société qui se veut rentable (ROE moyen de 13%), d’être généreuse avec ses actionnaires en distribuant un dividende de 10 DH/action (contre 7 DH/action l’exercice précédent).

«Maintenant que notre activité est en croissance permanente, c’est une façon de rétribuer nos actionnaires et les petits porteurs qui nous ont soutenu durant notre traversée du désert qui a duré environ 5 ans et ce sans aucune rémunération», explique Mohammadi. Il ajoute, «nous n’allions pas attendre la fin de notre projet d’investissement à horizon 2024». En effet, la société avait entamé un programme d’investissement ambitieux en 2010 qui a été mis en pause à cause des problèmes de dumping avant de le reprendre en 2016-2017. La seconde étape du programme a ainsi été relancée en 2018 avec un budget de 247 MDH. L’enveloppe initiale était de 130 MDH avant d’être dotée de 117 MDH supplémentaire consacrés à certaines dispositions de la 3e étape du programme prévue en 2020. Une décision qui devait répondre à un besoin de la part du secteur minier pour le marché de la soude nécessaire pour le lancement de plusieurs de leurs chantiers. L’accompagnement financier auprès des banques a également pesé sur la balance. «Nos partenaires financiers nous ont vivement encouragé à accélérer notre programme d’investissement et nous ont aidé à bouclé le budget de 247 MDH avant terme», explique Mohammadi.

Ce montant a été donc financé à hauteur de 2/3 issus des banques et le 1/3 en fonds propres. A travers ce programme d’investissement, le groupe espère atteindre un chiffre d’affaires de 1,7 MMDH à horizon 2024 dont 20% serait réservé à l’export vers des pays de l’Afrique de l’Ouest, la Turquie ou encore l’Europe (Espagne, Portugal).

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