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Finances

Lors de la séance plénière inaugurale de la 6e édition du Rendez-vous de Casablanca de l’assurance, les discours ont essentiellement porté sur les nouveaux risques auxquels sont désormais confrontés les assureurs et leur impact sur l’élargissement des frontières de l’assurance.

Ce sont un peu plus de 1.000 participants qui ont répondu présents à la 6e édition du rendez- vous de Casablanca des Assurances. Un évènement qui a choisi pour thème, les nouvelles frontières de l’assurance. Il faut dire que le secteur est confronté de plus en plus à de nouveaux risques (risque sociétal, climatique, technologique, économique et géopolitique) qui renvoient à des problèmes structurels pesant sur l’avenir des opérateurs.

Lors de son allocution d’ouverture, Mohamed Hassan Bensalah, président de la FMSAR, a insisté sur le fait que «le marché marocain représente encore d’énormes opportunités. Toutes ses parties prenantes se doivent de se réinventer, pour rester en phase avec les évolutions technologiques et les mutations que connait notre société».

Pour Mohamed Benchaaboun, ministre de l’Economie et des Finances «Le secteur de l’assurance est appelé constamment à renforcer ses capacités d’adaptation pour mieux faire face à de nouvelles configurations de risques et à leur caractère de plus en plus complexe. Plusieurs défis s’opposent aujourd’hui avec acuité et dont le relèvement approprié serait opportun pour élargir les frontières du secteur de l’assurance et l’asseoir sur un sentier de croissance à la fois soutenable et résiliente». Toutefois, une question récurrente s’est imposée lors de l’évènement : Si les assureurs sont capables de pousser les limites de l’assurance, à quel prix se fera cette mutation ? Une évolution qui ne devrait à aucun cas être au détriment d’une certaine frange de la population. «Les primes d’assurance doivent rester accessible à tous types de souscripteurs », souligne Bensalah. «Nous sommes convaincus que l’un des challenges majeurs du secteur sera d’assurer l’insertion de franges défavorisés dont le principal blocage reste relatif à la question du coût», explique le ministre des Finances.

Le Maroc s’est, en effet, inscrit dans une certaine dynamique sur la dernière décennie. Ainsi, en 10 ans, le taux de pénétration de l’assurance au Maroc s’est fortement consolidé, passant de 0,3% du PIB en 2007 à 3,7% en 2017. Grâce à cette performance, le Maroc s’érige en première position au niveau arabe et 3e rang à l’échelle du continent africain. Les performances du secteur sont la résultante d’un processus dense de réformes qui ont permis l’alignement du secteur sur les meilleurs standards, en termes de supervision et de régulation et ont fortement impulsé la mise à niveau et la modernisation du secteur. Même si le marché a atteint une certaine maturité, le Maroc entend s’inspirer d’autres pays pour atteindre le plein potentiel de l’activité. Des exemples de la microassurance en Inde ou des canaux de distribution digitaux au Kenya sont suivis de très près. Ceci étant, l’évolution du secteur est accompagnée par la recrudescence des risques qui même s’ils sont assimilés, peuvent faire place à de nouveaux facteurs d’incertitude.

Bensalah a déclaré à ce sujet que «nous sommes aujourd’hui confrontés à de nouveaux risques que nous connaissons bien, mais dont la fréquence et l’intensité évoluent. C’est le cas des risques de pandémie qui s’intensifient avec l’accélération des flux migratoires, ou encore les risques climatiques, qui se multiplient au rythme du réchauffement planétaire. A ce propos, sur le marché marocain, nous avons travaillé en bonne intelligence, avec le ministère des Finances et l’ACAPS, pour implémenter un dispositif de couverture contre les événements catastrophiques, en utilisant pleinement les capacités locales : d’un côté, les assureurs centraliseront leur rétention dans un pool, tandis que le réassureur national utilisera son expertise et son ouverture sur la réassurance internationale pour se protéger au-delà de sa rétention ». L’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale à travers son président, Hassan Boubrik, a rappelé pour sa part que : «le risque climatique est au coeur des préoccupations des superviseurs et des assureurs. La connaissance de l’impact de ce risque et de l’ampleur du sinistre qui peut occasionner sur nos économies et nos sociétés est encore relativement limitée et très disparate selon les contextes. Le risque lié au changement climatique tel que la hausse des températures s’apprête difficilement à l’exercice des calculs actuariels».


Convention entre la FMSAR et le CCAM
Cet évènement qui se déroule ces 3 et 4 avril 2019, a rassemblé 38 nationalités différentes dont 22 africaines, avec le Mali comme invité d’honneur, après la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Tanzanie. Une convention de coopération a d’ailleurs été signée entre le Comité des compagnies d’assurances du Mali (CCAM) et la fédération marocaines des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Les professionnels maliens seraient ainsi intéressés par l’expérience marocaine en assurance automobile, notamment la gestion directe des assurés et le système de gestion Bonus/Malus. La formation professionnelle est également incluse dans cette convention.

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