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Finances

Attijariwafa bank a affiché des résultats en nette progression au terme de l’exercice 2018. Des performances portées notamment par une bonne dynamique de l’activité commerciale, la baisse du coût du risque et la bonne tenue de certaines filiales subsahariennes

Attijariwafa bank a réalisé, au titre de l’année 2018, un résultat net part du groupe (RNPG) de 5,7 MMDH en hausse de 5,8% par rapport à l’année 2017 et a dégagé un produit net bancaire (PNB) consolidé de 22,4 MMDH, en hausse de 3,4% par rapport à 2017. La hausse des bénéfi ces du groupe s’explique, entre autres, par la baisse de 20,5% du coût du risque à 1,7 MMDH, qui a permis d’enregistrer un résultat d’exploitation en hausse de 4,6% à 9,9 MMDH sur la même période. Pour sa part, le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est stabilisé autour de 11,7 MMDH à cause de la hausse du coefficient d’exploitation de 180 points de base à 47,9%. L’activité au Maroc a particulièrement tirée son épingle du jeu dans un contexte de ralentissement de la demande de crédits. En social, l’encours de crédit se renforce de 7,5% à 192,7 MMDH porté principalement par la croissance de 16,9% des crédits de trésorerie et à la consommation à 54,2 MMDH, de 4,6% des crédits à l’équipement à 65,8 MMDH, de 3% des crédits immobiliers à 60,9 MMDH et de 9% des autres crédits à 11,7 MMDH.

«2018 s’est caractérisée par une très belle dynamique en matière de distribution de crédits de la banque au Maroc. Nous avons même atteint une part de marché de 27%, soit le plus haut niveau depuis 2012», commente Ismail Douiri, directeur général d’Attijariwafa bank lors de la présentation des résultats tenue mercredi dernier.

Il faut dire que le crédit bancaire au Maroc a affiché une croissance limitée de 3,2% en 2018 au lieu des 6% annoncés, laquelle croissance intègre les opérations de remboursement du crédit TVA. Les 3,2% en question seraient dopés par «les opérations d’embellissement de fin d’année entre les organismes bancaires et leurs filiales financières », explique le top management de la banque.

Le crédit bancaire aux entreprises a quant à lui bouclé l’année 2018 en quasi stagnation. Pourtant, des initiatives ont émané de la Banque centrale en concertation avec le GPBM et la CGEM afin de cibler les points faibles du secteur bancaire et élaborer des pistes d’amélioration afi n de palier au ralentissement du crédit. «Un mémorandum tripartite a été établi et adressé au gouvernement. Celui-ci n’a pas trouvé suite mais la Banque centrale envisage une nouvelle relance pour reprendre les débats et trouver les leviers d’amélioration concernant l’environnement des affaires», souligne Mohamed Kettani, PDG de la banque. Pour lui, l’enjeu capital pour notre pays, c’est de relancer l’investissement.

Les filiales sénégalaises et ivoiriennes en tête
La performance du groupe bancaire a également été portée par la bonne tenue des filiales africaines notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Tunisie et ceci malgré le repli (-16%) du dinar tunisien face au dirham. Concernant la fuite des capitaux ayant été évoquée par la presse tunisienne, le top management reste ferme. «Notre responsabilité n’est pas engagée». Une enquête administrative a d’ailleurs été diligentée par les équipes de la douane tunisienne et est toujours en cours. «C’est une enquête courante qui concerne ce type d’opérations de commerce extérieur», explique Kettani qui ne semble pas inquiété par cette affaire ni par celle de détournement de fonds au Cameroun. L’impact de cette fraude serait même insignifiant dans les comptes de la banque. «La fraude est maîtrisée, circonscrite, engagée entre les mains de la justice et le recouvrement a été quasi intégral. De toute façon, nous avons fait jouer notre assurance», déclare le PDG de la banque.

Perspectives prometteuses
2019 se présente bien. «Nous pensons que la croissance des crédits sera un peu plus faible qu’en 2018 mais nous sommes très bien positionnés pour continuer l’amélioration de nos services au profit des clients avec de nombreux projets dans le cadre de notre plan stratégique Energies 2020», souligne Douiri. Le groupe est également optimiste concernant ses filiales sénégalaises et ivoiriennes. Celles-ci devraient être portées par une très bonne situation macroéconomique et une bonne croissance de leurs agrégats financiers. En Tunisie, le top management espère que le gouvernement accélérera les réformes annoncées, lesquelles permettront un retour à un environnement plus favorable avec moins d’inflation et une monnaie plus stable. Concernant l’Égypte, la baisse de l’inflation en 2018 devrait se poursuivre en 2019. Couplée à des niveaux bas des taux d’intérêts, la demande de crédits devrait reprendre et ainsi permettre à la filiale de driver les résultats du groupe.

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