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Finances

Autorités, financiers et industriels étaient en conclave à Casablanca pour la première édition de la Sukuk Africa Conference, destinée à devenir un rendez-vous incontournable de l’industrie sur le continent. Les intervenants ont eu l’occasion de pointer du doigt les différents chantiers à accélérer pour parfaire l’écosytème de la finance participative.

Ce sont plus de 150 participants issus de plusieurs pays africains qui ont pu assister à la 1ère édition de la Sukuk Africa Conference, destinée à devenir un rendez-vous incontournable des Sukuk pour les émetteurs, les investisseurs et les régulateurs du secteur financier. Les différents intervenants ont eu l’occasion d’échanger quant au développement et l’essor de ce secteur. Au Maroc, le grand public commence à peine à se familiariser avec cette «nouvelle» industrie grâce à l’émergence des banques participatives. Plus d’un an après leurs installations, elles rencontrent un succès fulgurant auprès de la clientèle. Ce sont près de 4,7 MMDH de financements qui ont été octroyés par les banques participatives depuis leur démarrage, selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. L’encours des dépôts a, quant à lui, terminé l’année sur 1,1 MMDH. Les banques participatives se sont ainsi retrouvées dans un contexte inattendu où les emplois ont largement dépassé les ressources. Ce qui remet sur la table la question du refinancement. Pour le coup, les Sukuk représentent ainsi un maillon crucial de l’écosystème de la finance participative, sans lequel le système est fragile. Une première émission souveraine a été effectuée fi n 2018. Très attendue par le marché vu la qualité du risque, le rendement associé et le traitement qui y est réservé -similaire à celui des Bons du Trésor-, l’opération a suscité l’intérêt de nombreux investisseurs. Malgré leur manque en liquidités, les banques participatives y ont répondu massivement. Si certains évoquent le timing tardif de cette émission, d’autres y trouvent l’occasion d’accélérer la cadence dans la mise en place des autres éléments renforçant l’industrie.

D’ailleurs, pour El Hadi Chaïbaïnou,le directeur général du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), «il est nécessaire d’accélérer le parachèvement de l’écosystème de la finance participative». Toutes les parties prenantes sont appelées à accélérer le pas, que ce soit au niveau des autorités financières, légales ou fiscales. La Bourse de Casablanca, -qui travaille depuis quelques années sur la mise en place d’un Sharia Index- est également invitée à anticiper les transformations du marché à travers la création et l’innovation.

Pourtant pour l’AMMC et le ministère des Finances, l’émission a été réalisée en un temps record. Les travaux avaient démarré, selon les autorités, depuis 2017 pour que l’émission se passe dans les meilleurs conditions possibles. A noter que la loi sur la titrisation avait considéré depuis 2013 la possibilité d’émission des certificats de Sukuk et la LF 2013 avait également prévu une certaine neutralité fiscale pour les structures Ijara. Or, la plupart des textes nécessitaient des circuits d’adoption spécifiques et il était nécessaire de stabiliser. Du coup, c’est toute l’infrastructure réglementaire qu’il fallait revisiter pour garantir la réussite de cette émission ainsi que celles à venir. En effet, les banques participatives les banques se préparent déjà au lancement de leurs propres Sukuk. «Si la structure Ijara est maintenant bien établie, il faut désormais s’attaquer autres types de certificats de Sukuk prévus par la loi sur la titrisation et qui attendent la validation du CSO»., souligne Youssef Baghdadi, président du Directoire Bank Assafa. Pour lui comme pour les autres banquiers de la place, ce sont les Certifi cats de Sukuk Wakala, Moudharaba et Moucharaka qui représentent une priorité pour leur développement.

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