A lire aussi

26-04-2019 09:35

Coupe du monde 2030. Le Maroc s’invite aux élections espagnoles via le football

Deux formations politiques espagnoles, le PP et Ciudadanos, s’opposent à une candidature conjointe…
Rejoignez nous sur :
Finances

Les analystes de la place sont unanimes  ; l’action de Marsa Maroc est à «conserver» dans les portefeuilles. Pour eux, le titre qui s’échange actuellement à 163,50 DH, fait partie de ses valeurs de croissance qui dynamisent le marché.

Le titre continue d’avoir les faveurs des analystes. Pour CFG Capital Markets, l’action est valorisée à 182 DH, anticipant ainsi une hausse de 10% par rapport au cours actuel (163,5 DH). Une recommandation qui se base sur la solidité financière du groupe ainsi que la bonne tenue de ses ratios de solvabilité. Marsa Maroc présente un potentiel de croissance stable à long terme de son résultat net avec un taux de croissance annuel moyen de 4% sur la période 2017-2027. Le multiple EV/EBITDA de l’entreprise reste inférieur à ses pairs internationaux puisqu’elle négocie actuellement des multiples respectifs de 9x et 8,4x pour 2018 et 2019 contre du 9,5x et 9,2x en moyenne à l'international. Aussi le groupe dispose d’un important excédent de trésorerie avec une forte génération de cash, entraînant un rendement en dividendes supérieur à la moyenne du marché (4,8% en 2018 et 5,1% en 2019).

D’ailleurs, c’est cette capacité à distribuer des dividendes qui confortent les analystes d’Attijari Global Research dans leur recommandation du titre à «l’achat». Le potentiel de croissance de la valeur en bourse est estimé à 9% en se basant sur un cours cible de 181 DH. Pour la banque d’affaires, l’opérateur portuaire est en mesure de distribuer durant les cinq années à venir un DPA récurrent d’au moins 8 DH équivalent à un D/Y de 4,7%.

«Tenant compte des attentes du marché boursier marocain, nous croyons que cette visibilité que procure Marsa Maroc en termes de rendement du dividende constitue un argument de taille au profit du titre», remarque les analystes de la banque d’affaire.

Il faut dire que la croissance des résultats semble être assurée pour les exercices à venir. «Nous continuons à penser que la société dispose d’un potentiel important de croissance dans les années à venir, au regard notamment de la grande diversification de ses activités, lui permettant de s’adapter en permanence à l’évolution de la conjoncture nationale et internationale. Cette résilience de l’activité est confortée également par une assise bilancielle saine et sa grande expertise dans le domaine de la manutention portuaire», avait commenté les spécialistes de MSIN. Ces performances s’expliquent principalement par le dynamisme dont profitent les activités des conteneurs et des vracs solides. Marsa Maroc a affiché en effet, des taux de croissance élevés sur ces deux activités, soit +8,5% et +6,4% respectivement durant le premier semestre 2018.

Parallèlement à cet effet volume, l’opérateur portuaire a profité d’une augmentation sensible de sa recette moyenne, permettant de porter la croissance du CA à plus de 9% durant la même période. «Au-delà de sa capacité à préserver un rendement du dividende supérieur à celui du marché Actions, nous pensons que Marsa Maroc présente une opportunité de placement stratégique permettant de capter le potentiel de croissance à LT du secteur portuaire au Maroc», souligne la filiale d’Attijari. En effet, les professionnels de la place mise sur ce type de valeur pour dynamiser la cote, tant au niveau de l’indice qu’au niveau des volumes. D’ailleurs, le marché boursier espère bénéficier de la réactivation du programme des privatisations des entreprises publiques -annoncé par le gouvernement- et qui pourrait générer pas moins de 5 MMDH en 2019. Le gouvernement pourrait également envisager de céder en bourse une partie supplémentaire du capital de Marsa Maroc et/ou de Maroc Telecom, déjà privatisées et introduites en bourse (respectivement 2016 et 2004). 


Fatma Charfi
Analyste chez Alpha Mena

Le titre Marsa Maroc continue dans sa lancée, en enregistrant une hausse de 8,5% depuis le début de l’année 2018 (au 20/12/2018). Il faut dire que les catalyseurs ne manquent pas pour attiser l’appétit des investisseurs. En effet, le programme de privatisation via la bourse en 2019 devrait redynamiser le marché marocain et renforcer davantage les gains des actionnaires. Les chiffres S1 2018 soutiennent cet optimisme, avec une activité principalement portée par la croissance du trafic conteneurs de 8,5% durant les six premiers mois de l’année. Le port de Casablanca a connu une évolution appréciable de près de 13% grâce à la nouvelle ligne créée entre l’Europe du Nord et l’Asie via Casablanca. La société a également obtenu la concession du terminal à conteneurs 3 du port de Tanger Med 2 (d’une capacité de 1,5 MEVP) qui devrait entrer en exploitation en 2020 et consolider l’activité portuaire. L’opérateur de terminaux portuaires a réussi à améliorer ses revenus au titre du premier semestre, ce qui lui a permis de compenser les coûts d’exploitation majorés de +5,9%. Parallèlement avec le marché local en pleine croissance, Marsa Maroc envisage de se lancer dans une aventure à l’international, notamment en Afrique. Après son rejet par l’autorité des ports du Ghana concernant l’exploration du port Takoradi, Marsa Maroc n’a pas baissé les bras et a continué de saisir toutes les opportunités de croissance, tel que mentionné par M. Mohammed Abdeljalil, DG de Marsa Maroc. L’exploitant marocain a été préqualifié pour la participation à un appel d’offres qui sera lancé par le Port de Kribi au Cameroun, ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour la société en cas d’obtention d’une concession sur le continent. D’ailleurs, nous tablons sur un niveau de ROCE très élevé, autour de 21% sur les trois prochaines années.  

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages