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Finances

Arrivé en 2016 à la tête d’un groupe qui croulait sous le poids d’une dette (8,5 MMDH en 2014) et d’une conjoncture défavorable, Ammor a relevé le pari de sortir Alliances de sa tourmente. Une page se tourne pour Ahmed Ammor, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année. 

À l’issue du plan de restructuration du groupe Alliances, conduit depuis trois ans par Ahmed Ammor, ce dernier a souhaité quitter le groupe le 31 décembre 2018 après expiration de son mandat. Le Conseil d’administration tenu le 15 décembre a validé une nouvelle organisation qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, ce afin de «donner un nouvel élan au développement des activités du groupe et consolider une équipe de direction plus resserrée et plus responsabilisée», souligne le management du groupe immobilier.

Mohamed Lazraq, Youssef Kabbaj et Ali Chekroun ont ainsi été nommés directeurs délégués de la holding Alliances Développement Immobilier. Ils s'occuperont de la direction des trois pôles d’activités opérationnelles du groupe: le pôle social et intermédiaire, le pôle international et haut standing et le pôle services. Le comité exécutif sera maintenant constitué de Alami Lazraq, président du groupe, des trois directeurs généraux délégués et d'Amine Alami, secrétaire général, dont les responsabilités sont élargies à l’ensemble des fonctions transversales, et d’Omar Lazraq, qui prend en charge le nouveau pôle de développement, stratégie et partenariats du groupe.

Par ailleurs, le Conseil d’administration a décidé de nommer deux nouveaux administrateurs: Ali Chekroun en remplacement de Ahmed Ammor, et Omar Lazraq en remplacement de Othman Lazraq. L’on peut dire «mission accomplie» pour Ahmed Ammor. Cet ancien président du directoire de TMSA (Tanger Med), qui avait pris ses fonctions au sein du groupe immobilier début 2016, faisait face à un cas plus que particulier. Arrivé à la tête du groupe en 2016 en tant que directeur général, Ammor devait remettre l’entreprise sur les rails de la solvabilité.

En effet, à l’époque (entre 2014 et 2015), le groupe était au bord de l’asphyxie. Alliances évoluait avec une dette financière de 8,5 MMDH dans une conjoncture difficile pour l’ensemble du secteur. Cette crise immobilière, conjuguée aux difficultés financières, a mis en évidence la nécessité pour le groupe de se redimensionner. Après un important plan social, des accords avec les banques et assurances de la place ainsi qu'un emprunt obligataire remboursable en actions (ORA), Alliances a réussi à réduire considérablement son niveau d’endettement. La dette bancaire est ainsi passée de 4 MMDH en 2015 à 800 MDH actuellement. La dette privée, quant à elle, a entamée la deuxième phase de réduction. Après s’être établie à 4,5 MMDH en 2015, elle se positionne actuellement à 1,9 MMDH. Ce reliquat fera l’objet d’un reprofilage sur les dix prochaines années, sachant que le groupe bénéficie de 4 années de grâce. L’exercice n’est pas inédit dans le parcours d’Ammor. L’ex-directeur général d’Alliances s’est illustré dans d’autres secteurs. Directeur financier puis secrétaire général de l’Office d’exploitation des ports (ODEP), il occupera quelques années plus tard les mêmes postes au sein de Royal Air Maroc (RAM). Ahmed Ammor est également bien connu des sportifs pour avoir dirigé un temps le Raja. Il s’est également fait remarquer dans le domaine de la culture. Président du Festival de Casablanca pendant deux éditions, il poursuit un temps sa carrière dans cet univers via sa participation à l’Exposition internationale de Saragosse en 2008 avant de s’envoler pour la Chine en 2010 -en tant que commissaire du pavillon marocain- pour l’Exposition universelle de Shanghai. 

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