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Hamid Tawfiki, DG de CDG Capital

Plus que jamais, le gestionnaire d’actifs est appelé à créer, en collaboration avec ses clients, des solutions-instruments d’investissement répondant à leurs besoins.

Innover, c’est survivre. C’est le principal message qui ressort de la 2e édition de l’Investment management Forum, tenu ce mercredi à Casablanca. L’événement dédié entièrement à la gestion d’actifs a, en effet, mis l’accent sur les grands défis de ce métier qui connaît un changement profond. «Le changement concerne toute l’industrie, ses infrastructures de gestion et de distribution, de service au client et de communication. Il concerne enfin l’épargnant lui-même, qui devra épargner plus tôt et de manière beaucoup plus éclairée que par le passé», a indiqué Hamid Tawfiki, DG de CDG Capital.

Plus que jamais, le gestionnaire d’actifs est appelé à créer en collaboration avec ses clients, des solutions-instruments d’investissement répondant à leurs besoins, en partant du principe qu’il agisse «avec eux» plutôt que «pour eux». Il s’agit en fait d’une nouvelle révolution industrielle de la gestion d’actifs plaçant l’épargnant au cœur des préoccupations. Toute l’importance, aujourd’hui, est de «passer d’une industrie de production de fonds d’investissement, packagés pour battre ou répliquer un indice de marché, à une industrie de service, capable de proposer à chaque épargnant une solution d’investissement adaptée à ses projets d’épargne, au coût le plus faible possible, dans un dialogue permanent, s’appuyant sur les nouvelles technologies digitales», a fait remarquer Tawfiki.

D’autant plus que le contexte du marché national de la gestion d’actifs est encore en maturation. «Le manque de liquidité et la faible diversification de profils des acteurs financiers nuisent à la crédibilité de la structure de prix et du marché dans son ensemble comme espace de redistribution des risques», a-t-il poursuivi.

Devant un tel tableau, le rôle des gérants d’actifs est appelé à évoluer, car ce sont aussi «les faiseurs du marché». À l’international, la percée de la gestion «passive» a été une bonne nouvelle pour les investisseurs, car elle a également contribué à faire baisser les frais de gestion. Elle a imposé aux gérants actifs de démontrer que les tarifs qu’ils pratiquent sont justifiés, pas uniquement au regard de la performance délivrée, mais également au regard d’autres critères, tels que le bon alignement de leurs intérêts avec ceux de leurs clients. Selon Tawfiki, le concept même de gestion active a évolué. Auparavant, la génération d’alpha consistait à produire des performances indépendantes de l’indice de référence. À l'heure actuelle, il s’agit de générer une performance qui ne soit pas liée à un facteur de risque systématique. En conséquence, une troisième stratégie d’investissement est apparue, qui se situe entre la gestion active et la gestion passive : l’investissement basé sur les facteurs de risque.   

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