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CIH Bank vient de publier ses résultats sociaux du premier trimestre 2018. Il en ressort une performance commerciale en augmentation, avec une amélioration du coût du risque ainsi qu’une nette hausse des revenus. Par ailleurs, la banque annonce qu’elle va arrêter ses comptes consolidés en juillet 2018, conformément aux nouvelles normes IFRS 9.

CIH Bank vient de publier ses réalisations au titre du premier trimestre de 2018. Il en ressort un produit net bancaire de 487 MDH en comptes sociaux, en hausse de 14,2% par rapport à la même période en 2017, et ce, grâce à la croissance de 6,7% de la marge nette d’intérêt et de 32% des autres rubriques du PNB. À ce stade, la hausse des revenus de CIH Bank, combinée à la progression maîtrisée des frais de gestion, font ressortir un coefficient d’exploitation de 51,31% à fin mars 2018 (contre 54,77% à fin mars 2017). Il en découle un résultat brut d’exploitation de 237 MDH, soit en augmentation de 23% par rapport à la même période de l’année dernière. Ceci dit, le coût du risque social s'est établi à -57,2 MDH, contre -66,9 MDH l'année précédente, soit une baisse de 14,5%, faisant ainsi ressortir un taux du coût du risque de 0,13% seulement. Le résultat d'exploitation s'établit, quant à lui, à 180 MDH, en amélioration de 42,9%. Dans ce contexte, le résultat net s'établit à 137,3 MDH, en hausse de 36,3% par rapport à mars 2017.

Durant cette période, la collecte des dépôts de la clientèle a engrangé pas moins de 30,4 MMDH, soit une hausse de 16,6%. En parallèle, la banque a distribué plus de 33,9 MMDH de crédits, en progression de 12,9%. Dans le détail, les dépôts à vue se sont établis à 22,8 MMDH grimpant de 14,3% par rapport à mars 2017. «Ce qui reflète la dynamique de collecte des dépôts à vue et des dépôts à terme de la clientèle des particuliers», souligne le management. Par catégorie d’emprunts octroyés, les crédits immobiliers ont, de leur côté, augmenté de 3,8% à 24,5 MMDH. Alors que les crédits hors immobiliers ont bondi de 45,6% à 9,4 MMDH.

Par ailleurs, le Conseil d'administration a décidé de programmer une réunion au cours du mois de juillet 2018, afin d'arrêter les comptes consolidés du groupe, conformément aux nouvelles normes IFRS9. Entrée en vigueur à partir de ce début d’année 2018, cette norme a introduit un grand changement dans le business model des banques. Mise en place pour remplacer la norme IAS 39 qui concerne la comptabilisation et l’évaluation des instruments financiers, mais aussi d’IAS 32 relative à la présentation des instruments financiers, l’IFRS 9 définit de nouveaux principes en matière de classement comptable, d’évaluation des instruments financiers et de dépréciation (ou provisionnement) du risque de crédit. Les banques sont désormais tenues de prendre en compte le risque de crédit inhérent à l’activité au plus tôt et dès la phase d’octroi. Ainsi, son mode opératoire consiste à provisionner les pertes attendues d’un actif sur 12 mois, et cela, lorsque le risque est faible. Par contre, si le risque augmente, les provisions seront constatées sur la durée globale de l’actif.

Hormis BMCI, et récemment Crédit du Maroc, toutes les banques de la place s’activent à mettre en place cette nouvelle norme comptable. Le chantier est assez conséquent puisqu’avec l’intégration de cette norme, tous les actifs financiers des établissements de crédit doivent être réévalués. Ainsi, les banques doivent non seulement revaloriser leur production, mais aussi leurs stocks de crédits.

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