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Finances

La feuille de route de la Bourse de Casablanca a été finalement adoptée, le 19 mars. Et ce, à l'occasion de la tenue de la première réunion du Comité du marché des capitaux, qui a été présidée par Mohamed Boussaid, ministre des Finances. Il en ressort trois groupes de travail qui se pencheront sur le pilotage et la mise en cohérence des stratégies, la dette privée et le financement des PME/TPE et des startups.

C’est l’une des actions les plus attendues du marché durant ces deux dernières années. La démutualisation du capital de la Bourse, annoncée en 2015, était certes une étape capitale dans la réforme du marché des capitaux, mais l'installation du Conseil d'administration de la Bourse a mis du temps à arriver. «La feuille de route pour poursuivre la réforme de la Bourse de Casablanca a été adoptée», déclare, via un tweet, le ministre des Finances, Mohamed Boussaid. Il a également annoncé, avoir présidé ce lundi la première réunion du Comité du marché des capitaux, en présence des différents acteurs du marché financier (Autorités, Trésor, Associations professionnelles…).

Lors de cette réunion, le ministère a rappelé que l’institution du CMC, via la nouvelle loi relative à la Bourse, fait suite à une requête de la communauté financière qui a estimé que la place financière marocaine doit disposer d’un organe de concertation et d’échange où les autorités publiques et les intervenants peuvent réfléchir ensemble sur les questions et thématiques qui vont forger les orientations stratégiques de la place. Le projet avait initialement l’ambition de mettre un accent particulier sur l'amélioration de la liquidité qui représente une des problématiques du marché. D’ailleurs, le ministre a également rappelé que la stratégie de développement du secteur financier s’articule autour de trois domaines d’intervention aussi importants l’un que l’autre, à savoir, la stabilité financière, le marché et les institutions et l’inclusion financière. Ainsi, la nouvelle vision stratégique de la Bourse de Casablanca se fixe trois objectifs stratégiques. D’abord, la construction d’une infrastructure de marché «intégrée, solide et pérenne» et qui sera capable de traiter les différents instruments financiers -comptants ou à terme- et de dénouer les opérations dans les meilleures conditions de coût et de sécurité. Le second volet concerne une meilleure contribution au financement de l’économie, avec la stimulation de l’offre de papier, l’enrichissement des services et expertises visant à mobiliser davantage les investisseurs locaux et à attirer les investisseurs internationaux et le développement de la liquidité du marché. Enfin, la nouvelle stratégie veillera au rayonnement régional de la Bourse de Casablanca, avec l’amélioration de la connectivité avec les marchés financiers internationaux et les places financières africaines (African Exchange Linkage Project), le développement de partenariat avec des bourses africaines (BRVM, Tunisie,…) et le déploiement de ses services et expertises auprès de ses partenaires africains. Afin de concrétiser ce projet, «trois groupes de travail ont été institués pour chapeauter le pilotage et la mise en cohérence des stratégies, la dette privée et le financement des PME/TPE et des startups», souligne Boussaid. Concrètement, la configuration de ces groupes de travail s’articule autour de la «Stratégie de développement du marché», présidé par la direction du Trésor et des finances extérieures et qui devra préparer une plateforme pour la convergence des stratégies des différents acteurs du marché.

Le groupe chargé de «la Dette privée», sera présidé par l’AMMC et se penchera sur la situation de ce marché et les moyens et mesures à mettre en place pour sa relance. Quant au groupe «Financement des TPME et des startups», il sera présidé par Bank Al-Maghrib et s’intéressera aux solutions de financement de cette catégorie d’entreprises. Le ministère de tutelle rappelle toutefois que les travaux de ce comité n’ont pas vocation à se substituer à ceux engagés par les autorités et les institutions du marché dans leurs prérogatives respectives, mais plutôt à identifier les leviers adéquats pour que le marché des capitaux puisse renforcer son rôle dans le financement de l’économie et répondre ainsi aux attentes des entreprises et des ménages, en termes de solutions de financement adaptées. 

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