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Finances

Son encours a augmenté de 2 MMDH en 2016 et représente désormais près de 14% du PIB. Les entreprises et établissements publics (EEP) concentrent 54% de ce montant, ce qui remet sur la table leur niveau d’endettement élevé.

La dette extérieure publique se creuse davantage en 2016. Le dernier bulletin statistique, publié par la direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE), indique, en effet, que l'encours de cette dette a atteint plus de 142,78 MMDH en 2016, contre 140,80 MMDH en 2015. Elle représente ainsi 14,1% du PIB en 2016, contre 14,3% une année auparavant. Plus en détail, s'agissant de la structure de la dette du Trésor, les créanciers multilatéraux constituent le premier groupement de créanciers du royaume avec une part de 45,9% de la dette, suivis des créanciers bilatéraux (28,9%) et du marché financier international et banques commerciales (25,2%).

Les tirages sur la dette extérieure du Trésor par groupes de créanciers se sont établis à 10,38 MMDH en 2016, dont 9,14 MMDH sont accaparés par les institutions internationales, alors que les créanciers bilatéraux détiennent 1,23 MMDH. Pour ce qui est des charges de la dette, elles ont atteint 11,36 MMDH l'année dernière, dont 3,78 MMDH sont des charges en intérêts. La répartition de la dette extérieure publique par devise fait ressortir que l'euro s'accapare la part du lion avec 61,4%, alors que le dollar représente 26,7%, le yen japonais 3,8% et les autres devises 8,1%. Par ailleurs, la ventilation de la dette extérieure fait ressortir une forte présence des entreprises et établissements publics (EEP). Ils s’accaparent en effet 54% du montant global, soit plus de 70 MMDH. Un montant faramineux qui remet sur la table la question de la santé financière des ces entreprises publiques.

Les EEP sous tension
Plusieurs organismes ont en effet attiré l’attention sur le niveau d’endettement élevé du portefeuille de l’État. Le dernier en date est la Cour des comptes. La juridiction financière a, en effet, conclu que l’endettement est un levier important sur lequel misent  les EEP pour réaliser leurs programmes d’investissement. Ainsi, l’augmentation de leur dette est la conséquence directe de la politique adoptée au niveau du secteur pour réaliser les infrastructures de développement du pays. Toutefois, l’augmentation importante de l’endettement que connaissent les EEP, enregistrée depuis le début de la décennie 2010, pourrait constituer une source de fragilité pour les entreprises et établissements publics.

Cette augmentation des dettes de financement des EEP est circonscrite au niveau des principaux EEP engagés dans des programmes d’investissement. Il s’agit en l’occurrence des groupes OCP, ONEE, ADM, ONCF, RAM, TMSA, MASEN, CFR14 et certaines filiales du Groupe CDG. L’encours des dettes contractées par ces organismes représente plus de 90% du total endettement du secteur et des dettes contractées en devises. Autre source d’inquiétude, l’augmentation continue de la part de la dette en devises depuis 2012. Une tendance porteuse de risques pour les finances publiques, car toute défaillance des organismes débiteurs dans le règlement de leurs dettes garanties, entraînera leur prise en charge par le budget général de l’État. Cette situation présente en effet outre les risques liés à l’équilibre financier fragile que connaissent certains EEP, un risque de change pouvant impacter substantiellement les résultats de ceux qui ne réalisent pas de chiffre d’affaires en devises.

Les entreprises publiques marocaines semblent être conscientes de ce risque et prennent leurs dispositions pour se couvrir contre les fluctuations du change. Autoroutes du Maroc, une des entreprises publiques les plus endettées, a récemment reçu le feu vert du département de l’Économie et des finances pour lever, auprès des banques marocaines, quelque 2,9 MMDH. Un montant qui servira, en partie, à réduire le coût et couvrir le risque de change que représente le dinar koweïtien à travers le rachat d’une partie de la dette en cette monnaie.

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