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De nouvelles réformes fiscales, l’amélioration des conditions de travail, un nouveau cahier des charges...sont les principaux chantiers de la nouvelle confédération mise en place par les professionnels des métiers de bouche.

Il était temps. Les professionnels des métiers de bouche ont annoncé, le 31 octobre à Casablanca, la création d’une confédération. Professionnel et indépendant, le groupement d’associations et de fédérations comprend l’Association nationale des cafés et restaurants du Maroc, la Fédération marocaine de la franchise et la Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc, l’alliance de la Fédération marocaine des traiteurs (FMT). Nordine Harak, Mohamed Elfane, Lahoussine Azaz , Mohamed Rahal Essoulami , respectivement présidents des associations et fédérations, membres de cette confédération nouvellement née, en sont également les pères fondateurs. C’est ce dernier, Essoulami Mohamed Rahal, qui en est le président.

«Désormais, nous voulons parler d’une même voix vu que nous défendons les mêmes idées et intérêts», a déclaré Mohamed Elfane rappelant les missions de la nouvelle confédération. Elles consistent en gros à représenter les différents métiers du secteur et de les aider à se développer. La confédération, comme son nom l’indique, a également pour objectif de fédérer l’ensemble des opérateurs de ces domaines en vue de garantir une meilleure qualité des prestations et services proposés. Dans le détail, l’un des premiers chantiers de la confédération sera de mettre en place un cadre fiscal unique dans la profession dans le but de simplifier les taxes sur le plan national. «Il existe environ 17 taxes dans la profession. Les taxes fiscales sont tellement nombreuses que les professionnels s’y perdent», regrettent Elfane qui estime qu’il conviendra également de mettre à jour le cahier des charges actuel. «N’importe qui peut ouvrir un restaurant au Maroc. Or, n’est pas restaurateur qui veut. La restauration est un métier qui exige des qualifications et qualités professionnelles comme tous les autres métiers», a-t-il souligné, ajoutant que le tableau est presque le même dans toute la profession des métiers de bouche. L’idéal à ce propos, poursuit la même source, serait d’arriver à mettre en place un nouveau cadre juridique encadrant la délivrance des autorisations d’installation. «En France, pour qu’un entrepreneur puisse lancer un business dans les métiers de bouche il doit obligatoirement disposer d’un certificat de restauration ou passer une formation de trois jours. Ce qui n’est pas le cas au Maroc», ajoute Elfane. L’autre gros problème dont les professionnels se disent être confrontés est «la marginalisation».

«Nous nous faisons du service. Or, le service n’est pas intégré dans le budget du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique. Résultat, quand la tutelle définit un programme ou un budget, nous sommes toujours marginalisés», soulignent les professionnels qui se vantent de faire partie des plus grands employeurs du pays.

«Nous participons de manière considérable à l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Par la même occasion, nous jouons un grand rôle dans la réinsertion des ex-détenus», ont-ils affirmé.

L’annonce de cette confédération a été faite lors de la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre la FMT et la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), en vertu de laquelle les entreprises membres de la Fédération bénéficieront d’une offre pédagogique pertinente et d’un soutien pour décrocher une labellisation dans les métiers de la restauration et des services annexes. Cette convention de partenariat permet aux entreprises membres de la FMT de bénéficier d’une offre pédagogique pertinente et d’aide à la labellisation dans les métiers de la restauration et des services annexes. Délivrées par des experts, ces formations et mises à niveau composent une première partie d’un dispositif de perfectionnement qui se déroulera sur tout le territoire national.  


Elfane Mohamed
Président de la Fédération marocaine de la franchise

Il existe environ 17 taxes dans la profession. Elles sont tellement nombreuses, les taxes fiscales, à tel point que les professionnels s’y perdent.

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