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Les ruptures du stock du Levothyrox constituent une «problématique mondiale», affirme Merck. Les éclaircissements de la filiale du laboratoire allemand au Maroc.

Le Levothyrox, médicament utilisé pour traiter les troubles de la thyroïde, est exclusivement importé par Merck Maroc, filiale pharmaceutique du groupe allemand Merck KGaA. «Ce traitement vital importé, dont aucune alternative thérapeutique n’est actuellement disponible, avait enregistré une rupture de stock», avait indiqué le ministère de la Santé. «La problématique relative à la disponibilité du Levothyrox est mondiale. Le Maroc ne fait pas exception», souligne d’emblée notre source au sein du laboratoire pharmaceutique internationale, contactée par Les Inspirations ÉCO.

Cette pénurie mondiale s’expliquerait, selon elle, par «une augmentation accrue de la demande au niveau international». Une demande qui dépasse les capacités de production de l’industriel. Cela a obligé Merck à réagir. «Pour répondre à cette demande, des mesures correctives ont été évaluées et sont actuellement en cours d’exécution au niveau des différents sites globaux pour assurer la disponibilité immédiate des produits jusqu’à une reprise normale et continue de l’approvisionnement pour tous les marchés», assure cette source autorisée.

Après des mois de tensions sur le marché, Merck Maroc, en coordination avec le ministère de la Santé, vient relancer l’approvisionnement du marché national. Selon Anas Doukkali, ministre de la Santé, «le marché a été approvisionné d’environ 240.000 nouvelles boîtes de ce médicaments, qui viennent s’ajouter aux 500.000 autres importées entre le 15 juillet et le 8 août».

Dans ce contexte, Merck devrait recevoir 500.000 boîtes supplémentaires durant les prochains jours, 700.000 en septembre et 400.000 en novembre, a également fait savoir Doukkali, rappelant que «ces quantités permettront d’assurer la consommation mensuelle nationale de ce médicament qui est de l’ordre de 300.000 boîtes et d’en garantir des stocks supplémentaires pour les mois à venir». Cette mobilisation est le fruit d’un travail commun du ministère et du laboratoire. «Le ministère avait réagi dès les premiers instants, en coordination avec le fournisseur, pour contenir cette situation, en facilitant l’accès aux stocks de réserve, bien que le Levothyrox fasse partie des médicaments soumis à un contrôle rigoureux pour en assurer la disponibilité», avance le ministère.

Ce que confirme la filiale marocaine du laboratoire allemand. «Au Maroc, nous avons une coordination étroite avec le ministère de la Santé. Les informations communiquées par le département de la Santé reprennent parfaitement les discussions que nous avons eues avec le ministère de la Santé et les prévisions de livraisons pour les prochains mois», précise notre source au sein du laboratoire.

Le ministère de la Santé a été critiqué pour le manque de suivi et de veille afin d’anticiper cette rupture. Le département affirme le contraire. «Les services du ministère assurent un contrôle permanent de qualité pour garantir l’accès à ce médicament à tous les patients atteints de troubles de la thyroïde», assure Doukkali, ajoutant que «ces services suivent de près la distribution de ce médicament dans toutes les pharmacies, afin d’éviter tout traitement préférentiel et en vue d’approvisionner le marché de manière suffisante et équilibrée».

Ce «traitement préférentiel» fait référence à l’acquisition en grandes quantités, dépassant leurs besoins mensuels et immédiats, surtout après l’annonce de rupture de stock de ce médicament, dont le prix ne dépasse pas 25 DH la boîte. Cette explication est avancée par le département de la Santé et le laboratoire Merck. «L’absence de ce médicament sur le marché national au cours du mois de juin était en partie due à une hausse des demandes d’un certain nombre de patients désireux d’acquérir ce médicament», souligne Doukkali.

Même son de cloche du laboratoire allemand: «Des volumes correspondant à environ 2 à 3 mois de consommation habituelle ont été mis à disposition entre juillet et août, et ont été distribués en quelques jours. Pour cette raison, nous rappelons le rôle crucial du pharmacien, durant ces périodes, dans la dispensation équitable du médicament afin de garantir une accessibilité optimale à tous les patients», insiste notre source à Merck. Cette situation aurait entraîné un certain déséquilibre sur le marché, surtout dans le contexte d’une rupture progressive de la distribution mondiale du Levothyrox au cours du mois de juin en particulier. 


Nouvelle formule, le Maroc n’est pas concerné

La commercialisation d’une nouvelle formule du Levothyrox a créé une vive polémique en Europe, surtout en France. Pour Merck Maroc, «le royaume reçoit toujours l’ancienne formule». Et d’annoncer: «La nouvelle formule sera déposée au moment voulu auprès de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), organe souverain, garant de la qualité, efficacité et sécurité des médicaments au Maroc, et le dossier sera évalué selon la réglementation en vigueur». Pour rappel, la nouvelle formule est actuellement commercialisée dans plusieurs pays, notamment la France, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne, la Turquie et le Luxembourg.

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