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Le déficit de l’AMO-secteur public a été ramené de 22,5 à 2,8 MDH entre 2017 à 2018. Toutefois, les hôpitaux publics captent à peine 11% des paiements en tiers payant.

La Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) est bien partie pour un basculement en douceur vers la Caisse marocaine de l’assurance maladie (CMAM). C’est en effet, la cinquième année consécutive que les comptes des régimes qu’elle gère sont certifiés sans réserve par l’auditeur externe. Un gage de bonne santé financière qui a été réitéré, mercredi à Rabat, à l’issue de la 20e session de son Conseil d’administration au titre de l’AMO-secteur public et la 6e session de son Conseil d’administration au titre de l’AMO-étudiants.

Pour résumer: le déficit de l’AMO-secteur public a été ramené de 22,5 à 2,8 MDH entre 2017 à 2018. Une performance réalisée en appliquant des mesures de maîtrise médicalisée des dépenses, notamment celles ayant ciblé les soins dentaires. La CNOPS a mené des offensives sur d’autres fronts dont celui de l’accouchement par césarienne. Un bras de fer avec les cliniques et les praticiens qui n’a pas manqué de défrayer la chronique. La caisse a été avant cela secouée par d’autres soubresauts comme la fermeture de sa pharmacie centrale qui a passé le témoin à un réseau de 1.300 pharmacies conventionnées. Ceci en vertu de l’article 44 de la loi 65.00 portant code de l’AMO. C’est plus pratique pour les assurés et moins contraignant en termes de gouvernance pour la caisse.

Selon un communiqué de la CNOPS, celle-ci est mesure d’honorer ses engagements envers les assurés et les producteurs de soins durant plusieurs années. Toutefois, la caisse conditionne cette capacité par des réformes au niveau de ses ressources financières, une maîtrise médicalisée des dépenses au niveau des prix des médicaments, des analyses biologiques et des dispositifs médicaux et enfin que le recours aux hôpitaux publics soit encouragé car ceux-ci ne captent que 11% des paiements en tiers payant. Ce pourcentage à lui seul renseigne sur les retards structurels que les hôpitaux publics cumulent pratiquement dans tous les aspects liés à l’accueil des patients et aux structures de soins en passant par les procédures d’ordre financier. En d’autres termes, les hôpitaux ne suivent pas le rythme que la CNOPS s’est assigné pour élargir ses prestations et améliorer en même temps sa santé financière.

Pour bien préparer la transition vers la CMAM, Miloud Massid, président du Conseil d’administration, a préconisé la mise à niveau des ressources humaines et techniques de la CNOPS ainsi que ses délégations régionales. Dans ce sens, le responsable a proposé la création d’une commission composée de la CMAM, des mutuelles et des fondations assurant une couverture complémentaire ainsi que des ministères concernés. Objectif : mettre en harmonie les paniers de soins et les niveaux de couverture des assurés par les différents régimes obligatoires et complémentaires, ceci en veillant à la mise en place d’un nouveau modèle économique pour les mutuelles. Déjà, comme affirmé par Abdelaziz Adnane, directeur de la CNOPS, le déploiement régional est sur la bonne voie avec la création en 2018 de quatre délégations régionales à Larache, Taza, Essaouira et Safi. Parmi les réalisations phares de l’année dernière, le responsable a cité la dématérialisation de la prise en charge avec plusieurs producteurs de soins, la simplification des procédures après la suppression des prospectus et l’exigence de l’INPE (identifiant national du praticien, ndlr) dans les dossiers de remboursement et de facturation. Présentant le bilan de la convention nationale avec les pharmaciens pour la prise en charge d’une liste de médicaments coûteux, il a indiqué que 35.406 dossiers ont été traités entre juin 2016 et fin 2018 pour une dépense totale de 538 MDH.

Quid des étudiants ?
Le nombre des demandes d’immatriculation a connu une évolution exponentielle passant de 70.361 lors de l’année universitaire 2017-2018 à 272.517 demandes lors de l’actuelle année universitaire. 


Les maladies chroniques happent 50% des dépenses

Comment les indicateurs de l’AMO-secteur public en 2018 se sont-ils comportés ? Si l’on tient compte du communiqué de la CNOPS, le nombre de bénéficiaires a atteint 3.039.421 personnes. Quant aux cotisations, elles ont totalisé 5,1 MMDH et les paiements 4,9 MMDH, dont 2,8 MMDH sous forme de remboursements directs aux assurés et 2,1 MMDH sous forme de prises en charge dans le cadre du tiers payant avec les différents producteurs de soins. Les médicaments ont constitué 33% des paiements de la CNOPS (1,6 MMDH) suivis des hospitalisations (766 MDH, soit 15%) et des analyses biologiques (463 MDH, soit 9%). Quant aux personnes porteuses d’affection de longue durée, leur nombre a atteint 182.375 personnes, soit 5,9% des bénéficiaires et ont consommé 2,4 MMDH de prestations (50% des dépenses de soins de santé).

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