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Le financement de ce projet de plus de 2,6 MMDH sera assuré par un consortium bancaire réunissant la Banque africaine de développement, BMCE Bank of Africa, la Banque Centrale Populaire et Société Générale Maroc.

Annoncé initialement en 2017 pour une entrée en service deux ans après, le projet de cimenterie prévu par la société Tekcim, dans la commune rurale d’Oulad Ghanem (à 45 km de la ville El Jadida) ne sera réalisé qu’en 2022. C’est ce qu’a annoncé ce vendredi le Groupe SGTM (Société générale des travaux du Maroc) et sa filiale Tekcim. Le financement de ce projet de plus de 2,6 MMDH sera assuré par un consortium bancaire réunissant la Banque africaine de développement, BMCE Bank of Africa, la Banque Centrale Populaire et Société Générale Maroc.

D’après le management de la SGTM, «ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme d’investissement total de plus de 2,6 MMDH porté par Tekcim. Il sera dédié à la construction d’une cimenterie d’une capacité nominale de 3.600 t/j de clinker soit 1,4 million de tonnes de ciment par an». Cette production sera aussi bien orientée vers le marché local que vers les pays d’Afrique de l’Ouest. La construction de cette cimenterie, qui a été confiée par Tekcim à un consortium constitué par la SGTM et le groupe danois FLSmidth, viendra répondre à une demande croissante. Sur le marché local, nombreux sont les analystes qui estiment que les cimentiers marocains verront probablement des jours meilleurs après cinq ans de baisse (hormis 2015). Des chantiers d’infrastructure prévus par l’État devraient soutenir davantage les ventes du ciment. Le bâtiment en général et le logement plus particulièrement représentent 75 à 80% de la consommation de ciment au Maroc. D’ailleurs, pour assurer un meilleur développement sur le marché national, la société a opté pour le site d’Oulad Ghanem car il est situé sur l’axe Kénitra-El Jadida qui compte la plus grande agglomération urbaine au Maroc, et donc la plus grande consommation de ciment dans le pays. La cimenterie Tekcim table aussi sur Marrakech et différents grands centres urbains limitrophe de la région.

Sur les marchés régionaux de l’Afrique de l’Ouest, le demande en ciment est grandissante vu le nombre toujours plus élevé des chantiers d’infrastructures lancés dans les pays de cette partie du continent. Ce projet a été initié il y a quelques années; il fallait sécuriser le foncier et boucler le montage financier. D’ailleurs, c’est la banque d’affaires Ascent Capital Partners et le cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel qui sont intervenus respectivement en tant que conseil financier exclusif et conseil juridique de Tekcim sur cette opération. Le consortium bancaire, lui, a été accompagné par le cabinet juridique Allen & Overy. Les travaux de construction seront étalés sur une période trois ans pour une mise en service prévue en 2022.

«Cette décision d’investissement est un tournant important de notre histoire. Elle va permettre au Groupe SGTM de continuer son développement au Maroc et en Afrique. Tekcim s’inscrit parfaitement dans notre volonté de renforcer notre présence sur toute la chaîne de valeur du BTP», a indiqué dans un communiqué M’hammed Kabbaj, président de la SGTM, dont le chiffre d’affaires se hisse à 380 millions d’euros.

Le groupe, qui emploie près de 10.000 personnes, a réalisé au Maroc et en Afrique de nombreux projets structurants. Il a notamment participé à la construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV), de plusieurs barrages et de nombreux ouvrages portuaires au Maroc et en Afrique, dont le réaménagement de la baie de Cocody à Abidjan et la réalisation du complexe hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun.


BAD-Tekcim. Un prêt de 45 millions d’euros
Dans le cadre du projet de la cimenterie d’Oulad Ghanem, un accord sur un prêt de 45 millions d’euros (495 MDH) a été signé ce vendredi entre la Banque africaine de développement (BAD) et la société Tekcim. Selon, Leila Farah Mokaddem, la représentante résidente de la BAD au Maroc, cette unité intégrée pourra, à travers le réseau des infrastructures de transports, facilement desservir le marché local et, au-delà, les marchés régionaux de l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, etc.). Pour la BAD, le projet Tekcim s’inscrit dans la continuité de ses efforts pour soutenir les champions régionaux dans la valorisation des ressources naturelles locales, l’intégration des chaînes de valeur et le renforcement de l’intégration régionale.

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