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14-11-2019 21:30

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Anas Raisuni.
Directeur régional SENER Maroc

Sener Maroc aspire à se positionner sur le secteur de la valorisation des déchets, particulièrement sur le projet «Waste to Energy». Anas Raisuni, directeur régional, explique la stratégie de Sener Maroc.

Sener veut se positionner sur l’ensemble des activités structurantes à forte valeur ajoutée technologique au Maroc. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
L’intégration de Sener sur le marché marocain s’est principalement faite à travers les centrales Noor. En effet, Sener fait partie des consortiums qui ont été chargés de la réalisation des centrales NOOR I, NOOR II et NOOR III à Ouarzazate, des projets menés «clé en main». SSener est doté d’une expertise internationale qui lui permet d’offrir des solutions technologiques de pointe, précises, efficaces et parmi les plus avancées au monde. Sener capitalise sur une longue expérience technique dans plusieurs grands secteurs: l’aéronautique, les infrastructures, les transports, les énergies renouvelables, le pétrole, le gaz et le naval. L’objectif de notre groupe est de se positionner sur d’importants programmes structurants au Maroc tels que les projets gaziers. Sener est également engagé dans le développement de nouvelles activités énergétiques innovantes pour le royaume telle que l’énergie houlomotrice.

Sener dispose d’un savoir-faire incontournable en termes de valorisation des déchets. Quelle est votre stratégie pour le Maroc ?
Le royaume s’est engagé dans une politique audacieuse et courageuse en matière de développement durable. Dans ce sens, la question de la gestion des déchets devient un facteur crucial dans la transition énergétique du pays. Elle représente plusieurs défis, tant sur le plan économique que sur le plan social. En s’appuyant sur l’arsenal juridique relatif à la gestion et à l’élimination des déchets au Maroc, Sener tente d’apporter son expertise et son expérience en matière de valorisation des déchets. En effet, notre ambition est de traiter les déchets dans des installations spécifiques pour, in fine, réduire les émissions de CO2 et améliorer le cadre de vie des citoyens marocains. Notre vision est de poursuivre notre intégration sur le marché marocain en développant des centrales innovantes de valorisation des déchets.

Quels sont donc les différents projets en cours dans cette activité ?
Actuellement, notre référence pour ce type de projet est la centrale de Zabalgarbi, en Espagne. Ce type de centrale permet de libérer les déchets des matières premières mais aussi des combustibles de substitution utilisés de façon optimale comme combustible pour la production d’électricité et de chaleur. Ces technologies de haute efficacité permettent donc de tirer un réel profit des déchets en les transformant en source d’énergie, d’où l’appellation «Waste to Energy». Sener a breveté une technologie de haute efficacité innovante, appliquée dans cette centrale. Sans s’attarder sur les détails techniques, je peux affirmer que Sener est capable de proposer une solution de valorisation des déchets permettant de réduire les émissions de CO2 tout en limitant l’impact économique de cette opération en réduisant les coûts de traitement et de gestion des déchets.

Quels sont les éventuels freins àla mise en place de ces différents projets ?
Actuellement, nous pensons que les principaux obstacles à la mise en place de notre programme «Waste to Energy» dans le pays sont de deux types. D’un point de vue financier, la rémunération de l’État accordée aux gestionnaires des déchets locaux ne suffisent pas pour mener un projet «Waste to Energy» profitable. Ce type de rémunération est appelé «tipping fee» et permet, en principe, de compenser les coûts d’exploitation, d’entretien, de main-d’oeuvre et les coûts d’élimination finale de tout résidu inutilisable. D’autre part, le type de gouvernance locale en matière de gestion des déchets ne facilite pas la mise en place de ce type de projets. En effet, la multiplicité d’acteurs, l’absence d’une autorité centrale de gestion et d’un plan d’action détaillé n’encouragent pas les entreprises internationales, comme Sener, à participer à la stratégie nationale de «mix énergétique». De ce fait, un léger temps d’adaptation peut être nécessaire, notamment pour optimiser le cadre institutionnel, réglementaire mais également pour construire un modèle de gouvernance adapté aux contraintes locales.

Acteur impliqué dans la mise en place du projet NOOR I, II et III, comment voyez-vous le développement de Sener après achèvement de ce gros contrat ?
Après l’implantation des trois centrales solaires, nous souhaitons diversifier nos activités au Maroc en nous penchant notamment sur le secteur du gaz et celui de la valorisation des déchets. Pour Sener, les enjeux environnementaux auxquels est confronté le Maroc doivent trouver une réponse dans des technologies innovantes. Le potentiel que présente le pays est une véritable aubaine pour notre groupe afin de mettre en pratique nos compétences en matière d’innovation, que ce soit dans l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou dans la valorisation des déchets. Par ailleurs, la confiance est aujourd’hui établie entre notre groupe et l’ensemble des acteurs du secteur énergétique marocain. Nous ne pouvons que consolider notre présence et nous projeter sur le long terme dans le pays.

Quelles sont donc les perspectives de développement de SENER pour le Maroc ?
La volonté d’accompagner le Maroc dans sa vision énergétique et de diversifier nos activités localement sont des enjeux capitaux pour nous. Nos projets sont par ailleurs créateurs d’emplois et de qualifications techniques nouvelles. À titre d’exemple, nous avons contribué de manière significative au transfert de savoir-faire et à la formation des jeunes de la région de Ouarzazate. En partenariat avec Masen et l’OFPPT, nous avons formé l’ensemble des techniciens qui seront en charge de la maintenance et de la gestion de la centrale Noor III. Sener vise à s’installer durablement au Maroc pour devenir un partenaire essentiel des forces vives de la nation dans leur quête d’un développement réellement durable. À cet effet, nous avons soutenu récemment «Conscientis», la première plateforme de réflexion dédiée aux problématiques énergétiques, environnementales et climatiques du royaume. Nous avons également encouragé la première étude dédiée aux problématiques gazière du pays. Cette étude, menée par Conscientis, prend la forme d’une consultation publique auprès de l’ensemble des parties prenantes du secteur énergétique afin d’évaluer leur perception et recueillir leurs recommandations quant à la mise en oeuvre de la stratégie gazière du pays.

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