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La problématique des enseignants contractuels doit être résolue rapidement et sans populisme ni calcul politicien. Ce sont quelque soixante-dix mille enseignants concernés et qui contestent aujourd’hui leur statut revendiquant au passage leur intégration dans la fonction publique. Deux préalables s’opposent à tout débat sur ce sujet. Un, ces milliers de candidats ont volontairement signé des contrats à durée déterminée en connaissance de cause. Deux, ces grèves répétitives nuisent aux intérêts du pays dans la mesure où le gouvernement affiche une incompréhensible frilosité quant à la stricte application de la loi en matière de prélèvement sur le salaire des jours de grèves.

L’Exécutif continue de menacer de passer au prélèvement. Or, la loi stipule le prélèvement et non la menace. Pourquoi veut-on que ces enseignants regagnent leurs classes puisqu’ils sont payés même en étant dans la rue ! Certes, la Constitution institue le droit à la grève, mais la loi prévoit le prélèvement des jours non travaillés. Il n’y a pas d’autres explications ou jurisprudences.

Maintenant, sur le fond du sujet, les coordinations syndiquées privilégient un bras de fer avec le gouvernement plutôt que de trouver une solution à ces dizaines de milliers d’enseignants qui cherchent
une situation stable et non pas à de petites victoires politiques. Ils gagneraient à comprendre que les finances de l’État ne permettent pas l’intégration de tout ce monde, et même avec la meilleure volonté du monde, Saâdeddine El Othmani ne le ferait pas, car ce serait synonyme de suicide fi nancier.

La solution intermédiaire proposée par l’Exécutif est en fait une sortie honorable pour tout le monde, et sa mise en application par les AREF, en dépit des contestations des coordinations, est la seule alternative qui ne menacerait pas les fondamentaux de l’économie nationale. Arrêtez ce non-sens !

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