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La loi 103-13 sur la lutte contre la violence faite aux femmes est enfin entrée en vigueur. Après des années de résistance et de tergiversations, dont deux longues années dans les arcanes du Parlement au niveau des deux Chambres, la loi est opérationnelle depuis mercredi dernier. Cependant, le véritable défi n'est pas la publication d'une loi au Bulletin officiel et la communication sur son entrée en vigueur. Il s’agit de lui donner âme et de constater le degré de réaction de la justice vis-à-vis de cette loi.

Faut-il rappeler qu'une pléthore de lois traitées, discutées, votées, publiées et opérationnelles n'ont jamais été appliquées ou vite abandonnées ? Les exemples sont légion. Force est de constater aujourd'hui que les articles de cette loi prévoient un dispositif de sanctions qui ne sont pas aisément applicables.

À titre d'illustration, comment la loi, à travers la justice, pourrait-elle exiger d'un prévenu de rester à l'écart de sa victime pendant une période donnée ? Et que faire de ces établissements sécuritaires, en l'occurrence les commissariats de police ou postes de gendarmerie royale, qui refusent parfois d'accuser réception des plaintes ? Quel recours la loi prévoit-elle afin d'ester en justice contre ces établissements ? Enfin, les magistrats iront-ils dans le sens de l'histoire en appliquant strictement la loi contre les attaques verbales qui fleurissent dans nos rues, au grand jour ? Cette loi n'est pas là pour être brandie devant des établissements internationaux et des organismes de défense des droits de femmes. Nos femmes ont trop longtemps subi les injustices de la rue et le diktat du mâle. Il est temps de les rétablir dans leurs droits.

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