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Alors que la deuxième vague de régularisation des migrants tire à sa fin et qu’on parle d’élargissement des critères afin de toucher un plus grand nombre de bénéficiaires, les évènements désolants du week-end dernier à Casablanca sont venus donner un goût amer à ce satisfecit. Une guerre de clans, un soulèvement…comment qualifier ces faits ? C’était l’expression du ras-le-bol d’une population qui n’a eu de cesse d’alerter les médias sur sa situation jusqu’à ce que l’inévitable arrive. Il y a quelques mois d’ailleurs, dans nos colonnes, nous décrivions l’aberration de la situation qui régnait dans le quartier Ouled Ziane. Un jardin public et un terrain de sport de proximité squattés par de jeunes subsahariens sans papiers, sans travail et sans nourriture.

Pourtant, atterrissant sur le sol marocain, pour la plupart la tête pleine du rêve européen, ces jeunes en situation irrégulière n’ont d'autre moyen pour tenir, en attendant, que de tendre la main, racketter…Bref, ils subsistent comme ils peuvent. Et au fil des jours, la situation se corse et la cohabitation avec les riverains se fait difficile jusqu’à devenir impossible. Hélas ! La politique volontariste du Maroc en matière de migration et d’asile est certes de plus en plus intégrative et humaine.

Les efforts déployés pour l’insertion professionnelle des migrants se poursuivent pour renforcer in fine leur accès aux droits fondamentaux. Néanmoins, les cas de migrants irréguliers devraient être encadrés en attendant de les régulariser afin d’éviter une autre «intifada» de quartier. 

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