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Huit ans après son institution par la Constitution comme langue nationale, n’est-il pas temps de procéder à une première évaluation de l’adoption de la langue amazighe? C’est une période largement suffisante pour avoir des précisions sur ce dossier. Il y a deux jours, lors du passage du chef de gouvernement à la Chambre des conseillers, une question a été posée en amazigh, en dialecte «soussi» (1) précisément. Est-ce normal ou est-ce du populisme? Car on avait l’impression que le conseiller parlementaire s’adressait uniquement au chef de gouvernement au mépris de millions de Marocains qui ne maîtrisent pas le «soussi» en l’absence de sous-titrages! Et n’essayez pas de défendre l’amazighité avec ce cas puisqu’il s’agit d’un dialecte du sud du Maroc que les Amazighs du Moyen Atlas ou du Rif ne maîtrisent pas non plus.

Pour être pragmatique et cohérent, l’adoption d’une langue et son élévation au niveau constitutionnel nécessitent des prérequis.

À commencer par l’école, en instaurant ladite langue, mais en tranchant au préalable un découpage régional pour une meilleure répartition des trois dialectes. Ensuite, en impliquant les médias publics dans le débat et en investissant dans l’effort de traduction et de sous-titrage afin de permettre aux Marocains non-amazighs de suivre ces programmes avec intérêt. Franchement, je regardais des parlementaires indifférents à la question de leur collègue puisque incapables de déchiffrer son contenu. Cela a sûrement été le cas des millions de Marocains devant leur télé. J’aimerais que soit posée au chef de gouvernement, par les parlementaires, la question de ce qui a changé pour l’amazighité depuis son inscription dans la Constitution de 2011. Combien d’enfants ont-ils appris cette langue à l’école? Quel est l’impact effectif de sa constitutionnalité sur son adoption par les Marocains ? Il ne s’agit pas seulement de retranscrire en amazigh les noms de ministères et administrations publiques.

(1) : Dialecte de la Région Souss-Massa

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