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La mission de la Minurso est reconduite pour, cette fois-ci, une année. C’est un signal favorable quant à la position du Maroc dans ce conflit qui n’a que trop duré. Que faudrait-il en retenir ? Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, il y a eu un durcissement de la position américaine, en vue d’arrêter des dépenses interminables pour les troupes onusiennes déployées au Sahara.

La garde rapprochée de Trump, notamment un certain Bolton qui ne porte pas le Maroc dans son cœur, voulait amener ce conflit sur un terrain hostile, notamment celui des droits de l’Homme, sans pour autant s’intéresser à ce qui se passe de l’autre côté de Tindouf. La réduction de la durée du renouvellement du mandat de la Minurso à seulement six mois était perçue comme un message des Américains pour mettre fin à ce conflit. Une fin imaginée à la va-vite et qui n’a pas résisté sous le poids de l’histoire du conflit et sa complexité. C’est pourquoi on ne peut pas ne pas faire le lien entre le limogeage de Bolton et le retour, quelques semaines après, à la case départ du conflit. Le royaume se retrouve dans une situation confortable, fort de sa proposition de plan d’autonomie, appuyée par de nombreuses puissances et des partenaires incontournables, essentiellement la France et l’Espagne.

Face au Maroc, on continue à tergiverser. L’Algérie continue à évoquer des revendications dépassées et prône un discours qui remonte à l’ère de l’Union soviétique. Le Polisario, qui n’a de cesse de perdre en crédibilité sur le continent, essaye de «brouiller les pistes», tantôt sur le terrain, comme ses aventures à Guergarate - dénoncées par l’ONU - tantôt lors de forums internationaux, là où il n’essuie que des camouflets comme cela a récemment été le cas au Japon et en Russie. Encore une fois, le Maroc est dans son bon droit ; à charge pour l’ONU de passer en revue les pistes de solutions crédibles. Pour le moment, il n’y a qu’une seule solution sur la table.