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On ne peut certes pas bâtir une démocratie sans partis politiques mais on peut, en revanche, diriger un pays, à ses risques et péril, en outrepassant cette règle. C’est ce qui est en passe de se réaliser en Tunisie. Les élections de ce dimanche ont émergé deux figures en tête contre toute attente. Un professeur universitaire et un homme d’affaires, tous les deux indépendants ou presque. Les observateurs constatent donc une double sanction infligée par les électeurs à la vie politique dans le berceau du printemps arabe. Huit ans après la révolution du jasmin, il est clair que les Tunisiens n’ont plus confiance en la classe politique, pour preuve deux actions qui caractérisent le séisme de ces élections.

Un, les deux candidats qui disputeront le deuxième tour des présidentielles sont l’indépendant Kaïss Saïed et l’homme d’affaires Nabil Karoui, qui vient à peine de créer un parti.

Deux, le taux de participation n’a guère dépassé 44%. Ces deux constats constituent un désaveu à l’échiquier politique tunisien et militent pour une revue de la méthodologie d’approche des partis.

La cuisante défaite des Chahed, premier ministre, Zbidi, ministre de la Défense et Marzouki, ancien chef d’État, est un message clair, net et précis et démontre que les partis ont échoué et que l’électeur les a sanctionnés. Ceci est la face de la médaille. En revanche, son revers est inquiétant car dans quelques semaines, les électeurs auront à choisir leur députés pour former le Parlement et émerger un gouvernement qui sera issu des partis politiques. Se dressera alors la problématique de la cohérence entre un président de l’État, investit des prorogatives liées à la Défense et aux Affaires étrangères et un chef de gouvernement en charge de la gestion opérationnelle du pays. La cohabitation sera alors une condition sine qua non de la bonne marche des affaires en Tunisie. En tout état de cause, il est clair que ces élections constituent le prélude de la naissance d’une grande démocratie dans le monde arabe. Bravo aux frères tunisiens.

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