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Il y a presque un an, Mohamed Benchaâboun, alors fraîchement nommé ministre de l’Économie, lançait de grandes promesses. A-t-il pu relever le défi ? Pas si sûr ! On se rappelle de cette remarquable entrée en la matière de Benchaâboun qui avait promis de payer pas moins de 40 MMDH de butoir et de réduire les délais de paiement à 60 jours. S’agissant du remboursement des arriérés de TVA, force est de constater que le système bancaire a sauvé le ministère de l’Économie et des finances en jouant pleinement le jeu. Le niveau de factoring a crevé le plafond, notamment pour le secteur privé, passé par ce canal à plus de 80% de sa quote-part. Il faut dire qu’au niveau du public, ce n’est pas aussi simple mais, globalement, Benchaâboun est en passe de réussir ce challenge.

En revanche, au niveau des délais de paiement, l’argentier du royaume a du pain sur la planche. Les choses ne s’arrangent guère et la PME souffre de plus en plus. L’entrepreneuriat devient un terrain impraticable où une chaîne d’impayés sans fin lie fournisseurs et clients, car chaque entrepreneur est à la fois fournisseur et client, et chacun répercute le retard de ses clients sur ses fournisseurs. Les premiers à céder ferment boutique et entraînent leurs créanciers dans des sables mouvants. Le ministre des Finances gagnerait à commencer par les établissements publics et les exhorter à jouer le jeu en étant de bons élèves. Il se trouve que la plus grande partie du retard émane de ces établissements qui font pleinement jouer leur diktat de donneurs d’ordre ! Benchaâboun ne pourrait gagner cet autre challenge sans rendre ces établissements disciplinés, et ceci par les actes et non par le seul verbe. Jouahri avait annoncé il y a quelques semaines que le volume de créances non réglées dans les délais s’élève à 400 MMDH, soit 50% du total des encours des crédits à l’économie. De quoi faire tomber tout le gouvernement. 

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