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L’OCP est au Maroc ce que la Sonatrach est à l’Algérie ou Aramco à l’Arabie saoudite. Une institution de souveraineté hautement stratégique, et ce, à plusieurs égards. Les informations relatives à cet office doivent être triées sur le volet, sécurité de l’État oblige. Pour le comprendre, il faut revenir une dizaine d’années en arrière, quand l’office marocain commençait à investir le segment de la production des fertilisants. D’aucuns avaient qualifié cela d’attaque frontale de l’industrie américaine, qui régnait alors sur ce marché en maître. Et l’hallucination a été totale lorsqu’un professeur de l’Université de Géorgie avait demandé, sans sourciller un instant, de «priver un pays tiers-mondiste d’avoir en main la sécurité alimentaire mondiale »!

Entre cette histoire, survenue en 2008, et aujourd’hui, l’OCP s’est modernisé et a au passage ouvert ses livres de comptes au grand public suite à son passage au statut de SA et à son ouverture sur les marchés financiers internationaux. L’idée selon laquelle l’offi ce serait une caisse noire de l’État est loin derrière nous.

D’ailleurs, la première touche apportée par Mostafa Terrab, président du groupe, a été de privilégier l’indexation du phosphate sur les cours mondiaux aux négociations de gré à gré. Une approche qui avait multiplié par trois le prix de vente de la roche la plus précieuse au Maroc, assortie d’une épreuve de force l’opposant aux grosses pointures du marché. Comprendre cette infime partie des enjeux autour de ce secteur permettrait de mieux assimiler l’approche de la Cour des comptes qui a, par ailleurs, émis des recommandations pertinentes, acceptées et prises au sérieux par le management de l’OCP. Lundi prochain, l’office rendra public le bilan détaillé de 16 pages de ses activités au titres de l’année 2018. Libre à la presse et à l’opinion publique de le disséquer en toute transparence.

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