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Économie

Durant la présentation du projet du budget devant les deux Chambres du Parlement, le ministre des Finances a défendu la hausse des dotations réservées aux secteurs sociaux et à la lutte contre les disparités régionales. Le financement durable des programmes sociaux est la principale préoccupation de l’argentier du pays.

L’empreinte fortement sociale et le renforcement de la confiance des investisseurs sont les deux éléments clés de la présentation de Mohamed Benchaâboun du PLF 2020 au Parlement. Devant les députés et les conseillers, le ministre de l’Économie, des finances et de la réforme administrative a défendu les choix fondamentaux qui ont été opérés par le gouvernement dans l’établissement de ses prévisions malgré une conjoncture mondiale peu prometteuse. «La poursuite du soutien aux programmes sociaux et le renforcement de la confiance en vue de stimuler l’investissement ainsi que la mise en œuvre de la loi-cadre sur la réforme administrative» sont les grandes priorités du PLF 2020. Il s’agit d’assurer un financement «continu et durable», a précisé Benchaâboun et cela dans l’objectif «d’ingérer les catégories vulnérables avec un effort collectif de l’État, du secteur privé et de la société civile», a noté le ministre des Finances au Parlement.

En tête de liste des indicateurs étalés devant les parlementaires, l’injection dans le budget d’une dotation de 14,2 MMDH sur trois ans pour satisfaire les engagements issus du dialogue social ainsi que la réservation de 3,5 MMDH pour le soutien à la scolarisation dans le monde rural. Concernant l’INDH, la nouvelle génération des projets devra engendrer des charges de l’ordre de 2,2 MMDH au cours de l’année 2020, sans oublier la création du fonds de soutien aux jeunes porteurs de projets qui sera doté de 6 MMDH, également étalées sur 3 années comme cela découle des exigences de la Loi organique des Finances en matière de programmation triennale. Toujours dans le volet lié à la jeunesse, le gouvernement devra aussi poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route de la formation professionnelle, tout comme la hausse des postes budgétaires réservés aux Académies régionales de l’enseignement qui seront de l’ordre de 15 mille lignes ouvertes au profit des AREF pour le recrutement.

Le nouvel organigramme du gouvernement qui a rattaché le secteur de la réforme administrative au département des Finances a poussé Benchaâboun à préciser que le gouvernement devra adopter dans les plus brefs délais la nouvelle loi sur la facilitation des procédures administratives, essentiellement pour instaurer des délais de réponses clairs à destination des porteurs de projets.

Les préoccupations des élus
La conception et l’exécution du budget devra désormais fixer les priorités des politiques publiques et leur mise en cohérence pour une période de 3 années. Pourtant, le renforcement du droit à l’information des membres des deux Chambres du Parlement risque d’encombrer l’instance législative de plusieurs documents dont l’analyse exhaustive est souvent pénible en raison de l’agenda serré de l’adoption du budget. La refonte du modèle de développement et son corollaire qu’est la nécessité de reconsidérer l’ordre des priorités économiques et sociales au double niveau central et territorial ainsi que l’obligation d’une restructuration complète des programmes seront de leur côté présents dans l’agenda des députés durant cette étape d’examen du projet. Au niveau des plans sectoriels, l’arrivée à échéance du Plan Maroc Vert en 2020 sera parmi les sujets prioritaires des parlementaires dans l’optique de chercher de nouveaux leviers d’actions en vue d’apporter des réponses de fond aux contraintes encore persistantes. Il s’agit de procéder à la reconfiguration du modèle de développement agricole sur la base des acquis réalisés à travers un effort d’investissement, hors subventions aux investissements privés, de près de 41 MMDH durant la période 2008-2018.


Quand la pauvreté recule  

Les données communiquées aux parlementaires indiquent que le niveau de vie des citoyens s’est amélioré avec la hausse du revenu national brut par habitant qui a atteint 31.233 DH en 2018, contre 25.486 DH en 2012, soit une progression annuelle de l’ordre de 3,5%. La pauvreté semble elle aussi diminuer de manière rassurante. Selon les données du PLF 2020, «la pauvreté absolue» et «la vulnérabilité» sont passées entre 2012 et 2017 successivement de 7,1% à 1,4% et de 15,7% à 9%. Par contre, «la persistance de la vulnérabilité et des inégalités sociales, spatiales et du genre constitue un défi majeur à relever afin de pérenniser et de consolider les acquis enregistrés», souligne le gouvernement au sujet de ces indicateurs à la fois cruciaux et sensibles en matière d’impact des politiques publiques sur le niveau de vie des couches ciblées. Il est à noter que le taux de pauvreté absolue s’est replié de 5,7 points au niveau national alors que pour la pauvreté monétaire, la même tendance baissière a été enregistrée, notamment dans le milieu rural.

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