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Économie

À l’ordre du jour des réunions figurent notamment la formation des chauffeurs et leur couverture sociale.

Les partenaires sociaux entrent dans le vif du sujet qui a altéré le climat social du transport routier. Après la suspension du mot d’ordre de grève lancé par les représentants des professionnels du secteur, les trois réunions thématiques que les deux parties avaient convenu de tenir ont été entamées. Il s’agit d’une rencontre destinée à restaurer la confiance, mais aussi d’examiner dans un esprit positif le dossier revendicatif des syndicats des chauffeurs. En ce qui concerne la formation des conducteurs professionnels, le ministère a présenté «de manière exhaustive ses engagements qu’il a honorés et les objectifs atteints depuis le début de 2019, qui visent la mise en œuvre de la gratuité de la formation pour les conducteurs en exercice», indique le compte-rendu de la réunion de reprise du dialogue entre le département de tutelle et les professionnels du transport routier.

Dans le détail, l’État liste le recensement des conducteurs impliqués dans ce processus, qui avoisinent 175.000 bénéficiaires au titre de 2019 et 2020, ainsi que l’engagement «des procédures juridiques nécessaires à la concrétisation de l’engagement du ministère à raccourcir la période de formation», précise la même source. À rappeler que cette décision relative à réduction de la période de formation est effective depuis juillet dernier et indique que la période de formation initiale pour le transport de marchandises a été ramenée de 30 à 10 jours, et de 45 à 13 jours pour le transport de personnes. L’État s’est également engagé à affecter les fonds nécessaires pour mener à bien ce processus, sachant que cette opération nécessite une enveloppe globale de 257 MDH au titre des années 2019 et 2020.

De nouveaux contrats avec les centres de formation
Les deux parties se sont aussi accordées sur la préparation, conjointement, de nouveaux modèles de contrats avec les centres de formation, qui seront aussi approuvés par le département des Finances. Les nouvelles clauses devront accélérer le processus de la formation exigée, chose qui permettra de boucler ce dossier qui figurait en tête de liste des revendications syndicales. Le déploiement des nouveaux dispositifs relatifs à la formation du conducteur professionnel et la mise en application de sa gratuité devra mobiliser près de 70 MDH pour le lancement de cette opération. Pour ce qui est du transport touristique, un accord avait été trouvé pour le cadre d’élaboration du contrat-programme, avec l’engagement de prendre en charge le coût de la formation initiale et continue des conducteurs de ce segment. Les pourparlers qui ont repris ont aussi porté sur le sujet de la couverture sociale des non-salariés de la catégorie des conducteurs professionnels.

«Les représentants des associations professionnelles ont été informés du nouveau système et de ses avantages, notamment en ce qui concerne la nature des prestations de la couverture sociale, comme la couverture médicale de base et les pensions», indique le bilan de la réunion. Les partenaires sociaux ont convenu de poursuivre les réunions techniques afin d’élaborer un projet commun et de mettre en œuvre la couverture sociale des non-salariés pour cette catégorie de conducteurs.


Planning chargé

Les trois thématiques du dialogue social concernent aussi d’autres sujets d’importance pour les représentants des professionnels. Il s’agit notamment de la récente augmentation du prix du gasoil, «ses répercussions négatives et son impact sur la compétitivité des entreprises de transport, le problème de la surcharge ainsi que les conditions d’accès à la profession». Ceci, sans oublier d’activer la mise en œuvre du manifeste de fret à compter du 1er janvier 2020. À l’ordre du jour, une 2e réunion relative à la charge des camions et le renouvellement du parc, initialement prévue hier, le 17 octobre 2019, alors que la réunion relative au gasoil professionnel a été programmée pour le 28 octobre. Outre le transport routier des marchandises et le transport commun des voyageurs, le transport touristique a aussi été passé en revue durant cette étape où le dialogue social entre les partenaires sociaux semble renouer avec l’optimisme. Enfin, pour l’épineuse question du renouvellement du parc, le nouveau délai été accordé devra maximiser les chances d’aboutissement de cette initiative. À mi-septembre 2019, le coût financier des dossiers a atteint 250 MDH tandis que le nombre de dossiers relatifs au renouvellement du parc des camions et des autocars a atteint les 700, dont 520 à Casablanca.

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