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Le jumelage qui prendra fin en avril 2020 a fait l’objet d’une rencontre d’évaluation dans l’optique de dresser le bilan de la coopération des deux parties dans le domaine de la gouvernance et de la couverture médicale de base.

Arrivé à mi-parcours, le jumelage institutionnel entre le Maroc et l’Union Européenne dans le domaine de la santé revient à l’ordre du jour des relations entre les deux parties. Lors de la réunion réservée à l’évaluation de ce projet stratégique pour le gouvernement, le ministre de la Santé, Anass Doukkali, a indiqué que la finalité ultime reste la couverture médicale universelle. «Cet objectif passe impérativement par la mise en place des mesures nécessaires permettant, entre autres, l’intégration de la population non encore couverte par une assurance maladie tout en œuvrant pour l’amélioration et le renforcement des régimes actuellement en place pour assurer leur pérennité et une meilleure accessibilité», a-t-il noté devant les partenaires européens.

l’Assurance maladie obligatoire au Maroc, malgré ses avancées importantes, reste confrontée à des défis majeurs dont la nécessité d’offrir une couverture maladie de base aux travailleurs actifs non-salariés, a noté le ministre, qui a listé également la diminution de la part des dépenses directes des ménages et la lutte contre le renoncement aux soins. «Il faudra aussi améliorer le financement du système de santé au Maroc et assurer l’équité et l’égalité dans l’accès aux soins», a indiqué Doukkali.

Les données
L’extension de l’assurance maladie aux travailleurs non-salariés devra se faire graduellement, lesquels représentent 33% de la population. Cette option vitale constitue l’une des grandes priorités du programme gouvernemental et du Plan Santé 2025 en vue d’atteindre d’ici 2021 un taux de couverture de 90% de la population. Les indicateurs qui se dégagent du bilan de la coopération entre le Maroc et l’UE montrent aussi que ce jumelage, qui s’inscrit dans le cadre du programme «Réussir le statut avancé phase II» dont le Maroc bénéficie depuis 2008, est contractualisé entre le ministère des Finances, celui de la Solidarité et de la santé de France et en lien avec le programme de l’UE d’appui à la réforme de la protection sociale. Il mettra en outre à la disposition des différents partenaires en l’occurrence les organismes gestionnaires de l’AMO, les départements ministériels et l’ANAM, un projet de dispositif institutionnel de régulation de l’assurance maladie, «en proposant des améliorations à la lumière des exigences de l’acquis et des bonnes pratiques européennes, des outils pour renforcer la stratégie de communication institutionnelle ainsi que les modalités de pilotage et de mise en place d’un Plan national de gestion du risque maladie», indiquent les données du département de la Santé.

Parmi les objectifs qui sont tracés jusqu’en avril 2020 figure l’atteinte des cibles retenues par les États membres des Nations-Unies à l’horizon 2030, notamment l’ODD 3 et l’instauration de mesures supplémentaires pour soulager les ménages des dépenses directes. Il est à noter que le projet de jumelage s’inscrit dans le processus de convergence réglementaire vers l’acquis communautaire en vue d’atteindre les objectifs de la stratégie nationale dans le domaine de la protection sociale et de la santé. Il s’agit essentiellement de l’accompagnement pour la mise en place de mécanismes, de procédures et d’outils pour gérer le risque maladie et le renforcement de la structuration de l’ANAM) ainsi que son positionnement en tant qu’organisme public de régulation.  


Les principaux résultats attendus

D’une durée de 24 mois (avril 2018 - avril 2020), le projet est financé par l’UE et géré avec l’appui de la Direction du Trésor et des finances extérieures relevant du ministère de l’Économie et des finances. Le ministère des Solidarités et de la santé français, partenaire principal européen de ce jumelage, prévoit la mobilisation d’une quarantaine d’experts issus des différents corps et organismes de l’État français. En tête de liste des objectifs, se trouve l’élaboration par l’ANAM d’un projet de dispositif institutionnel de régulation de la couverture médicale de base à la lumière des bonnes pratiques européennes ainsi que la mise à niveau du système d’information. En plus de ces deux objectifs, les deux parties veulent définir les modalités de pilotage d’une politique nationale de gestion du risque maladie mais surtout le renforcement de la communication de l’agence avec les partenaires publics, privés et la société civile dans le cadre d’un dialogue organisé.

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