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Économie

Lors de la conférence organisée du 9 au 13 septembre, Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud et Saïd Mouline, directeur général de l’AMEE ont montré que la stratégie énergétique marocaine accorde une place de choix à l’Afrique.

Le Maroc affiche à nouveau sa détermination à consolider son leadership dans le domaine de l’énergie en Afrique. Le royaume vient, en effet, de prendre part à la seconde édition du Power Week Africa, le sommet annuel international spécialement conçu pour le secteur de l’énergie électrique en Afrique tenu du 9 au 13 septembre à Sandton, le quartier financier de Johannesburg en Afrique du Sud sous le thème «alimenter les besoins énergétiques de demain». L’occasion pour Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud de déclarer devant une assistance composée de cadres supérieurs du secteur de l’énergie en Afrique, notamment de ministères, de régulateurs, de compagnies d’électricité nationales, d’industries et de services, d’institutions financières, d’investisseurs et d’avocats, que «depuis 2009, le Maroc s’est doté d’une stratégie énergétique qui met en valeur l’Afrique, un continent qui fait face à de nombreux défis liés à l’impact des changements climatiques».

Parler d’une seule voix
S’exprimant lors de la conférence principale de la rencontre, Amrani a rappelé l’initiative de sa majesté le roi Mohammed VI d’inviter plus de 30 pays africains au premier sommet africain de l’action sur les changements climatiques, organisé à Marrakech en marge de la COP22, en novembre 2016. Ce fut un sommet opportun eu égard à la priorité que tous les pays africains devaient déjà dès cette année là accorder aux questions relatives aux énergies renouvelables dans leur développement, a dit l’ambassadeur, rappelant les efforts déployés par le Maroc, depuis plus de 10 ans, pour la promotion, à l’échelle continentale, d’une vision intégrée, inclusive et concertée sur ces questions. «Le Maroc est convaincu que la mise en œuvre de toute stratégie durable et viable pour la lutte contre les changements climatiques doit être soutenue par tous les pays africains à travers une coopération renforcée où l’Afrique parle d’une seule voix et des projets d’intégration où les ressources des uns bénéficient aux autres dans un cadre harmonieux et rentable pour tous», a-t-il dit, ajoutant que c’est ce qui permettra à l’Afrique d’être bien orientée vers l’avenir et de devenir maître de son propre destin. Pour le diplomate, l’Afrique doit parler d’une seule voix pour demander la mobilisation des ressources nécessaires à la réussite de sa transition énergétique. Concernant le modèle de projets d’intégration à initier entre pays africains, l’ambassadeur a cité le projet du gazoduc Maroc-Nigeria qui, dit-il, est «un modèle de partenariat africain qui devra accélérer la mise en œuvre de projets d’électrification au profit des populations, créer un marché énergétique compétitif et contribuer à l’industrialisation et l’intégration des régions d’Afrique de l’Ouest et du Nord».

Lancer des projets d’intégration énergétique
Succédant à l’ambassadeur, Saïd Mouline, le directeur général de l’AMEE, s’est lui attardé sur les objectifs de la stratégie énergétique marocaine qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% en 2020 et à 52% à l’horizon 2030. Mouline a notamment souligné que le cadre régulateur du secteur a été renforcé et des outils financiers mis en œuvre avec les institutions financières locales pour financer des projets d’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et de l’agriculture. C’est ainsi que, suite aux efforts déployés dans ce domaine, le Maroc s’est positionné en tant qu’acteur actif dans les négociations internationales sur les changements climatiques. Le patron de l’AMEE est également revenu sur la COP22, notamment en se focalisant sur deux initiatives lancées à cette occasion. D’abord sur la Déclaration de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable qui, selon lui, «a marqué un tournant vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action pour le climat», qui a incité les acteurs non-étatiques à s’associer aux gouvernements pour prendre des mesures visant à atténuer les changements climatiques. Et ensuite sur l’initiative d’Adaptation du secteur agricole africain (AAA) que le Maroc défend avec efficacité lors des COP dont celles tenues, respectivement, en 2017 et 2018 à Bonn (Allemagne) et Katowice (Pologne). Pour illustrer les propos de son prédécesseur sur le déploiement de la stratégie énergétique marocaine à l’échelle continentale, Mouline a cité l’implication du groupe  OCP qui œuvre pour le développement de ses activités agricoles en Afrique, les actions entreprises par MASEN et l’IRESEN (Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles) ainsi que la mise en place par l’AMEE d’un centre de formation africain soutenu par l’UNESCO.

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