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Économie

Les agrumiculteurs s’attendent à une sévère baisse de production oscillant entre 40 à 50%. La surproduction de l’année dernière et le retard de déchargement des arbres ont provoqué un épuisement des vergers, surtout de la clémentine Nour. La  hausse des températures a également pénalisé la floraison cette année.

À quelques semaines du démarrage de la campagne d’exportation d’agrumes, la situation n’est guère reluisante pour le secteur agrumicole. Et une nouvelle fois, l’actuelle campagne exercera trop de pression sur les producteurs-exportateurs qui s’attendent à une sévère baisse de production oscillant entre 40 à 50%. De ce fait, les projections actuelles aggraveront d’emblée le déroulement de cette campagne. À cet égard, contrairement aux années précédentes où il y avait une importante production, on s’attend à un déficit en tonnage pour cette campagne. «La précédente campagne a été marquée par une abondance de production avec des difficultés de commercialisation à l’export mais aussi sur le marché intérieur, ce qui a entraîné de faibles résultats. Ladite situation est suivie par une baisse drastique de production cette année», a annoncé la semaine dernière Moulay M’Hamed Loultiti, président de Maroc Citrus, lors de l’assemblée de l’Association des stations de conditionnement des agrumes au Maroc (ASCAM).

Épuisement des vergers et manque de floraison
À l’origine de cette situation, on retrouve deux principaux facteurs. Selon la profession, les vergers ont porté beaucoup de fruits l’année derrière, ce qui a engendré un stress au niveau des arbres, surtout les vergers de la clémentine Nour. Toujours est-il, en raison de la surproduction de la précédente campagne, assortie de conditions climatiques favorables, les arbres n’ont pas été déchargés, ce qui a provoqué leur épuisement. De plus, ce recul attendu de la production est aussi imputé aux conditions climatiques ayant caractérisé le début de cette campagne, notamment les hausses de températures défavorables à la floraison, ce qui a provoqué des chutes avec une régression du potentiel de production. Mais contrairement à la zone de production du Souss et de Béni Mellal, moins de chutes ont été enregistrées dans la région de Berkane.

Les professionnels tablent sur la Nadorcott
Face à cette situation, les producteurs-exportateurs tableront sur les jeunes plantations d’agrumes et des variétés telles que la Nadorcott. Par ailleurs, malgré ce déficit, Maroc Citrus a appelé à la sécurisation des exportations agrumicoles marocaines et de leur positionnement sur les marchés classiques. «Ces derniers connaissent une concurrence accrue puisqu’au même titre que le Maroc, d’autres pays ont procédé à l’augmentation de leur production notamment la Turquie, l’Égypte, le Pakistan et la Chine», affirme Moulay M’Hamed Loultiti. Du côté de l’ASCAM, «le facteur est principalement végétal puisque, après une année exceptionnelle de production, les vergers doivent se reposer. De ce fait, on n’aura pas suffisamment de production pour satisfaire l’ensemble de nos clients, y compris les stations de conditionnement», précise Khalid Bounejma, président réélu à la tête de l’ASCAM. Et d’ajouter : «cette situation, qui touche d’autres pays de la Méditerranée tels que l’Espagne, est conjoncturelle. Elle entraînera une baisse des volumes à l’export». En attendant la tenue du Comité de coordination des exportations d’agrumes entre les professionnels et le Morocco Foodex pour avoir plus de détails, la superficie du verger agrumicole au Maroc dépasse aujourd’hui les 128.000 ha, soit un dépassement de 22% par rapport à l’objectif 2018 qui est de 105.000 ha.

Les problèmes structurels persistent
Quant à la production, le tonnage moyen est de l’ordre de 2,44 millions de tonnes avec la prédominance des petits calibres, soit une hausse de 88% par rapport à l’année de signature du contrat-programme avec la filière agrumicole en 2008, soit 1,3 million de tonnes avec une production record de 2,6 millions de tonnes en 2018/2019. En termes de recettes, la filière génère actuellement un chiffre d’affaires de 3 MMDH à l’export. Toutefois, les problèmes structurels de la filière persistent et les mêmes problématiques reviennent sans cesse, notamment l’amélioration de la compétitivité de la production marocaine à l’export. En effet, l’export a stagné, passant de 650.000 tonnes en 2016-2017 à 677.000 tonnes en 2017-2018, avec une légère augmentation en 2018-2019. Néanmoins, le développement des nouveaux marchés restent insuffisants pour écouler l’importante production. Aussi, l’insuffisance de l’export plombe la rentabilité financière des vergers; c’est pourquoi l’ensemble de ces contraintes s’avèrent insurmontables du fait de leur caractère structurel, notamment le changement fondamental observé dans la structure des exportations marocaines avec le changement du profil variétal du verger national par rapport aux débouchés commerciaux (prédominance des petits fruits) et le faible taux de transformation et de valorisation.

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