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Économie

Le ministère de l’Habitat cherche une assistance financière et technique pour l’intégration de l’efficacité énergétique dans 12.000 logements à construire et pour la promotion d’équipements électroménagers économes en énergie.

Le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville a finalement trouvé le filon pour se lancer dans la promotion de la construction durable où il est longtemps attendu. En partenariat avec le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable et le Groupe Al Omrane (GAO) avec le soutien de la Coopération allemande au développement (GIZ) et l’Agence française de développement (AFD), il a soumis une proposition de projet à la NAMA Facility en mars dernier.

Assistance technique et financière
Son objectif étant de bénéficier d’une assistance financière et technique des donateurs de ce groupe pour l’intégration de mesures d’efficacité énergétique dans un projet de 12.000 logements à construire à l’échelle nationale ainsi que pour la mise en place d’une ligne de crédit de consommation «verte» pour la promotion de l’acquisition par les ménages d’équipements électroménagers efficaces en matière de consommation énergétique. Au niveau immobilier, le projet porte sur la construction de logements sociaux et de moyen standing dont la performance énergétique dépasse le minimum requis par les exigences réglementaires en vigueur au Maroc. Tandis qu’au niveau des équipements électroménagers, le projet cible les équipements les plus utilisés et énergivores, notamment les réfrigérateurs, climatiseurs et éclairage ainsi que les chauffe-eaux solaires. Dans le communiqué diffusé pour informer l’opinion sur sa démarche, le ministère de l’Habitat explique que «le bâtiment est le 2e secteur consommateur d’énergie au niveau national. La consommation de l’électricité dans le secteur résidentiel est entièrement liée à l’utilisation des équipements électroménagers : 45% de la consommation est attribuée aux réfrigérateurs, 20% à l’éclairage et le reste aux appareils de chauffage, de climatisation, les télévisions et les équipements TIC».

Actions sur le bâti et les appareils ménagers
C’est pourquoi, il faut s’attaquer à ces appareils notamment en ne permettant la commercialisation sur le marché national que de ceux d’entre eux qui sont les moins énergivores. Ce faisant, le royaume gagnera doublement. D’une part, il pourra drastiquement baisser ses émissions de gaz à effet de serre en économisant près d’un million de TCO2 sur toute la durée de vie de ces équipements (30 ans). Et d’autre part, toutes les actions d’ordre réglementaire et normatives qui se heurtent généralement aux coûts initiaux de la mise en place des mesures d’efficacité énergétique (EE) auront les effets bénéfiques attendues. C’est-à-dire que le consommateur final n’aura plus à supporter ces coûts car avec l’instauration d’incitations financières, le marché des solutions d’efficacité énergétique sera stimulé, ce qui contribuera à baisser les prix sur le marché. En tous cas, le projet soumis par le Maroc semble bien parti ! Il fait partie du lot sélectionné parmi les 51 propositions de projets soumises cette année par différents pays à la NAMA Facility pour un financement à hauteur de 20 millions d’euros. Un financement qui ne sera octroyé que si le ministère et les autres candidats accomplissent la phase de préparation détaillée (DPP) de leur projet. Laquelle devra débuter avant 2020 et s’écouler sur une période d’une année. Autrement dit, le département de l’Habitat, son bras armé pour la construction Al Omrane et leurs partenaires dont l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) devront rapidement identifier les sites de ces 12.000 logements et commencer les travaux de VRD (Voiries et réseaux divers).


C’est quoi la NAMA Facility

Le mécanisme NAMA soutient les pays en développement et les économies émergentes qui ont l’ambition de jouer un rôle de premier plan dans le domaine de la protection du climat. Le mécanisme dégage les fonds nécessaires pour que ces pays puissent commencer à mettre en œuvre leurs NAMA (mesures d’atténuation appropriées au niveau national). Les NAMA sont des mesures volontaires de protection du climat, intégrées dans les plans de développement nationaux de ces pays. Ils constituent un instrument important pour la réalisation de contributions déterminées au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris. Créé en 2012 par le ministère fédéral allemand de l’environnement, de la protection de la nature, des bâtiments et de la sécurité nucléaire (BMUB) et le département britannique des entreprises, de l’énergie et de la stratégie industrielle (BEIS), le mécanisme NAMA a été rejoint en 2015 par le ministère danois de l’Énergie, des services publics et du climat (EFKM) et la Commission européenne en tant que nouveaux donateurs.

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