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Le patron de l’Agence pour le développement agricole a présenté, à Songdo,  le portefeuille de projets développés avec le Fonds vert climat ainsi que leur état d’avancement. 

L’Agence pour le développement agricole (ADA) a activement pris part à la conférence de programmation mondiale du Fonds vert climat (FVC), tenue du 19 au 23 août à Songdo en Corée du Sud. À l’instar des dirigeants des rares institutions accréditées par le Fonds vert climat (FVC) dans le monde, son directeur général, Mehdi Al-Rifi, y a défendu le bilan d’activités de l’agence et plaidé pour plus de financements pour certains projets. C’est ainsi que, dès l’ouverture de la conférence, Al-Rifi est intervenu lors de la session de haut niveau axée sur le thème de «la programmation à l’ambition». À cette occasion, il a souligné la grande importance que le Maroc accorde à cette conférence et le rôle clé joué par le Fonds vert climat pour relever les défis du changement climatique en finançant des projets d’adaptation visant à atténuer leurs impacts négatifs, en particulier dans le continent africain. Démarrant son plaidoyer, le patron de l’ADA a ensuite insisté sur l’importance de prendre en compte l’impact du changement climatique sur le secteur agricole en particulier, et la nécessité de lui donner la priorité dans le financement de projets. Al-Rifi a, par la suite, passé en revue l’expérience de l’Agence de développement agricole en tant qu’institution marocaine accréditée auprès du Fonds vert climat et du Fonds pour l’adaptation en matière de mobilisation de fonds, de bonne gouvernance et de contrôle des règles de ces deux fonds mondiaux. Il a également présenté le portefeuille de projets avec le FVC et son état d’avancement, notamment le Projet de développement de l’arganier et ceux programmés pour les années à venir.

L’initiative AAA,une grande priorité
En bouclant son propos lors de cette session présidée par le directeur exécutif du Fonds pour l’environnement mondial, le directeur de l’ADA est longuement revenu sur l’initiative pour l’adaptation à l’agriculture africaine (AAA). Il a notamment rappelé l’importante réunion tenue sur le même sujet le 26 juin 2019 à Casablanca entre Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, et le directeur exécutif du Fonds vert pour le climat. Et de déclarer que «l’initiative AAA, lancée lors de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) tenue à Marrakech en 2016, peut être d’une grande importance pour le fonds et les autres donateurs dans le domaine agricole, car elle peut faciliter la préparation et la hiérarchisation des projets d’adaptation ainsi que la mise en place de bonnes conditions de leur gouvernance auprès des banques de développement agricole».

Booster les investissements agricoles
Le patron de l’ADA et son équipe ont, par ailleurs, tenu plusieurs réunions et consultations bilatérales. Avec le directeur exécutif du Fonds vert pour le climat et son équipe technique, ils ont abordé les progrès du personnel, les projets programmés prioritaires ainsi que l’avancement du projet de relèvement du plafond de l’accréditation de l’agence, notamment pour lui permettre de financer des projets majeurs de plus de 50 millions de dollars. Ils ont également eu un entretien avec le responsable du Fonds pour l’adaptation sur l’état d’avancement du projet pilote d’adaptation dans l’oasis de Tafilalet. Et compte tenu de l’avancement satisfaisant du projet, celui-ci a donné son accord pour l’étendre, notamment en envisageant la possibilité de financer des projets similaires. Le patron de l’ADA a saisi l’opportunité pour inviter le directeur du fonds pour l’adaptation à organiser le prochain atelier international du fonds au Maroc, un événement qu’elle coordonnera avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) dans le domaine de la coopération Sud-Sud.

Parallèlement à ces réunions, la délégation de l’ADA a participé à plusieurs autres sessions et ateliers sur les thèmes de l’accréditation des institutions nationales, du renforcement des capacités et de la levée des obstacles à l’accès au financement pour le climat, ainsi que sur l’échange d’expériences, les projets de programmation et les conditions d’acceptation du financement. Et en examinant le climat agricole, le FVC et ses partenaires ont constaté que la dynamique enclenchée dans ce secteur est un exemple international réussi et exemplaire. La délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a saisi cette occasion pour souligner la nécessité de simplifier les procédures d’obtention du financement du fonds vert et d’adapter les conditions d’acceptation des projets en fonction des caractéristiques de chaque projet et de ses priorités. Le directeur général de l’AIEA y a également souligné la nécessité d’accélérer l’aide aux pays africains pour renforcer leurs capacités en matière d’accréditation des fonds climat, de bonne gouvernance, de programmation et d’ingénierie de projet afin de faciliter leur accès au financement climat.

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