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Économie

Poursuite du dynamisme du secteur tertiaire, évolution globalement favorable de celui du secondaire, atténuation de la baisse importante de la production céréalière par le bon comportement des autres filières agricoles et de l’activité du secteur de la pêche...L’économie nationale résiste malgré la conjoncture internationale.

Au second trimestre de 2019, la croissance économique mondiale s’est affaiblie. Les perspectives restent entourées de grandes incertitudes liées notamment au protectionnisme commercial. Un contexte difficile qui semble épargner le Maroc où, en dépit de la conjoncture internationale, l’activité économique demeure positive dans l’ensemble et ceci compte tenu des résultats favorables enregistrés au niveau de plusieurs secteurs à contribution significative dans la valeur ajoutée totale, a précisé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

En effet, poursuit la Depf dans une note de 40 pages, les activités secondaires affichent des résultats encourageants, particulièrement au niveau du secteur énergétique, du secteur du BTP et du secteur industriel. Le secteur secondaire se caractère par une évolution globalement favorable des secteurs industriel (+2,5% au T1-2019), extractif (+2,7% à fin mai 2019), de l’énergie électrique (+25,1% à fin juin 2019) et de la consommation de ciment (+2,1% à fin juin 2019), renseigne-t-on. Ce dernier bénéficie également de l’évolution positive de la demande extérieure adressée au Maroc, notamment celle en rapport avec le secteur des phosphates, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc. Par ailleurs, selon la Depf, la vigueur des activités liées au tourisme, au transport et aux télécommunications continue d’impulser le rythme de progression du secteur tertiaire marqué par la poursuite du dynamisme des secteurs touristique (arrivées + 4,6% à fin mai 2019), du transport (passagers aériens : +11,4% à fin juin 2019) et des télécommunications (valeur ajoutée : +2,3% au T1-2019).

Pour sa part, souligne la Depf, le secteur primaire aurait affiché un repli de sa valeur ajoutée dans un contexte marqué par une baisse significative de la production céréalière mais dont l’ampleur a été partiellement compensée par la bonne performance des autres filières agricoles et de l’activité du secteur de la pêche. La demande intérieure continue de bénéficier du bon comportement de la consommation des ménages dans un contexte d’inflation maîtrisée et de bonne tenue des principaux indicateurs des revenus des ménages. Le pouvoir d’achat des ménages a connu en effet une légère augmentation des prix à la consommation (+0,1% à fin juillet 2019). À cela, il faut ajouter la création de 53.000 emplois rémunérés au T2-2019 et la bonne tenue des crédits à la consommation (+4,2% à fin juin 2019). De son côté, l’effort d’investissement s’est consolidé, tirant profit notamment de la dynamique des crédits à l’équipement et de la vigueur des dépenses d’investissement du Budget de l’État. Les crédits à l’équipement ont fait un bond de 2,3% à fin juin 2019 cumulé à une progression des importations de biens d’équipement de 9,9% durant la même période. Idem pour les dépenses d’investissement du Budget de l’État qui ont cru de 1,5% à fin juin 2019).

Au niveau des échanges extérieurs, le cadre de référence de l’évaluation des politiques publiques indique que la hausse des exportations marocaines, notamment celles relevant des secteurs de l’agriculture et agroalimentaire, de l’aéronautique et de l’automobile, n’a pas pu infléchir le déficit de la balance commerciale, dont le creusement a été alimenté par l’orientation haussière des importations des biens d’équipement, de demi-produits et des biens finis de consommation. S’agissant des flux financiers, les recettes de voyages et les transferts des MRE ont permis d’éponger 62,2% du déficit commercial. Ces évolutions se sont traduites notamment par un stock de réserves internationales nettes permettant de couvrir 5 mois et 2 jours d’importations de biens et services à fin juin 2019. Quant à la situation des charges et ressources du Trésor, elle fait ressortir un allègement du déficit budgétaire de 21,3% pour se situer à 16,6 milliards de dirhams à fin juin 2019 grâce particulièrement à l’accroissement des recettes ordinaires à un rythme dépassant celui des dépenses globales. En ce qui concerne les indicateurs relatifs au financement de l’économie, elles permettent de relever une amélioration du rythme de progression des crédits bancaires notamment de 5,1% à fin juin 2019. Une amélioration portée par la croissance des crédits de trésorerie et des crédits à caractère financier.

Les indices boursiers MASI & MADEX affichent une orientation à la hausse à fin juillet 2019, rompant avec leur performance négative enregistrée à fin décembre 2018. Ces indices ont ainsi progressé de 2,2% et 2,5% respectivement après un repli de 0,7% et 0,5% le mois précédent. Globalement, conclut la Depf, l’orientation de la conjoncture économique nationale qui s’est opérée dans un contexte international encore soumis à des incertitudes de taille, matérialisées par les tensions commerciales sino-américaines et les perturbations inquiétantes des marchés financiers internationaux. Concernant la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc, les risques baissiers sur la croissance persistent dans plusieurs grandes économies européennes dont la France et l’Espagne.

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