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Économie

 L'indice de croissance général du Produit intérieur brut (PIB) pour l'année 2019 a atteint 2,9%, avec une performance satisfaisante des activités non agricoles, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de l'Economie et des finances, Mohamed Benchaâboun.

Le ministre, qui présentait devant le Conseil de gouvernement le bilan de l'exécution de la loi de finances pour l’année 2019 et les perspectives de préparation de la loi de finances pour 2020, conformément aux dispositions de l'article 47 de la Loi organique relative à la loi de finances, a indiqué que le cadre référentiel pour la préparation du projet de la loi de finances se base sur les Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI ayant permis au Maroc de lancer une série de chantiers, de projets et de stratégies durant les 20 dernières années.
Le ministre s’est par la suite arrêté sur l’évolution de la situation économique générale, mettant en exergue les principaux indicateurs économiques internationaux et nationaux, caractérisés par le recul de la croissance économique mondiale à 3,2% au premier semestre de 2019 contre 3,6% lors de la même période de 2018.

Il a, dans ce sens, précisé que ce recul a été enregistré au niveau de la zone euro avec laquelle le Royaume réalise de grandes transactions commerciales, faisant état de la hausse des cours du pétrole par rapport à 2016 et 2017, période au cours de laquelle les prix sont passés de 44 à 54,4 dollars, avant d’atteindre 77,1 dollars en 2018 et connaitre une baisse relative à 68 dollars en 2019.

Benchaâboun a expliqué que parmi les éléments ayant un impact au niveau mondial figurent les tensions commerciales mondiales dans nombre de régions, dont le Moyen-Orient ainsi que les conséquences du Brexit.

Au niveau de l'économie nationale, le ministre a souligné que l'indice de croissance général du Produit intérieur brut (PIB) pour 2019 a atteint 2,9%, avec une performance satisfaisante des activités non agricoles, faisant état de la poursuite de l’amélioration des conditions de financement de l'économie nationale avec la hausse des prêts bancaires et le recul du taux d'inflation à 0,1% en 2019 contre 2,3% en 2018.

Il a, de même, noté que le taux de chômage a baissé de 0,5% par rapport à 2018 pour s'établir à 10%, tout en précisant qu’en dépit de ce léger recul, le taux de chômage dans les zones urbaines est resté à 14,5%, alors que celui des diplômés se situe à 19,5%, d’où la nécessité de redoubler d’efforts.
Abordant le développement du secteur extérieur, le ministre a indiqué que les importations ont crû de 3,2% et les exportations de 2,7%, ce qui a entraîné une hausse du déficit de la balance commerciale d'environ 5,2%, face à une augmentation de 4% des recettes touristiques.

Il a dans ce contexte présenté un certain nombre d'indicateurs, faisant état notamment d’une amélioration de 1,4% des exportations de l'industrie automobile, de 1,2% des exportations de textiles et de cuir, de 5,1% des exportations agricoles, de 12% de l'industrie automobile et de 0,6% de l'industrie électronique.

Par conséquent, le déficit du compte courant de la balance des paiements pourrait reculer de 5,5% en 2018 à 4,5%, a-t-il précisé.

En relation avec l'axe lié à l’exécution de la loi de finances lors des six premiers mois de 2019, le ministre a indiqué que les revenus courants ont augmenté pour atteindre 122 MMDH avec un taux de réalisation de 49%, soit une hausse de 7% par rapport à 2018.

Concernant les dépenses courantes, elles ont crû de 4,7 milliards de dirhams, en raison de la hausse de la masse salariale à 54,4 MMDH, alors que le taux de réalisation s’est établi à 46%, a dit le ministre, précisant que les dépenses totales ont atteint 114 MMDH dont 7,9 MMDH pour les dépenses de compensation.

Quant aux émissions au titre des investissements lors de la première moitié de 2019, le taux de réalisation s’est établi à 56,4%, soit 32,5 MMDH, tandis que le taux de déficit budgétaire a reculé passant de 21,1 MMDH lors des six premiers mois de 2018 à 16,6 MMDH pendant la même période de l’année en cours en comptabilisant les revenus de la privatisation, a-t-il indiqué.

S’arrêtant sur les enjeux futurs liés à la loi de finances 2020 et 2021, le ministre a indiqué qu’il s’agit de la mise en œuvre des engagements du dialogue social, ayant atteint cette année 5,2 MMDH contre 6 MMDH en 2020 et 2,9 MMDH en 2021.

Il a également cité le lancement de la réforme globale du régime des retraites, ainsi que les échéances relatives à la Caisse de compensation et la mise en œuvre de la régionalisation avancée ayant atteint cette année 8,5 MMDH en tant que ressources financières allouées aux régions contre 10 MMDH en 2021.

Le ministre a par ailleurs présenté sa vision pour les années à venir en matière de programmation du budget global dont le souci de maintenir le taux de croissance à hauteur de 3%.

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