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Économie

Supporter l’inflation afin de baisser le taux de chômage est une équation qui n’a pas encore été résolue par l’histoire économique du Maroc. Le réquisitoire du mouvement «Maan».

Après avoir annoncé une baisse de la croissance lors du premier semestre 2019, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a émis une série de recommandations portant sur les pistes de relance de l’économie. Parmi elle, celle de «supporter» l’inflation afin de relancer l’emploi. Théorie basée sur courbe de Phillips qui établit une relation empirique inversée entre les taux d’inflation et les taux de chômage (plus le taux d’inflation augmente, plus le taux chômage baisse). Une recommandation que le mouvement politique «Maan» dénonce dans un mini-brûlot: «les pistes de solutions proposées par le HCP se résumeraient à ouvrir les vannes du crédit, à laisser filer l’inflation et à accroître les déficits publics. Cette politique est non seulement irresponsable, mais inefficace comme l’a montré l’expérience de son application dans notre pays. Bank-Al-Maghrib (BAM) qui, dans ses discours donne l’impression de mener une politique de préservation des équilibres macroéconomiques, applique depuis plusieurs années la politique préconisée par le HCP avec des résultats insatisfaisants». La baisse continuelle des taux directeurs depuis plus de 25 ans n’a pas permis de relancer la croissance économique.

«Elle a, en revanche, été à l’origine d’un endettement sans précédent des Marocains dont ont bénéficié nos partenaires étrangers», expliquent les responsables du mouvement. Selon ces derniers, l’atonie du crédit n’est pas due à son coût, «mais à l’absence de perspectives et de carnet de commandes pour les entreprises au Maroc».

Le HCP serait donc en train de «forcer les banques à distribuer des crédits coûte que coûte est irresponsable et ne fera que détériorer leur solvabilité, sérieusement entamée par la hausse des créances en souffrance ces dernières années ; une situation qui présente d’énormes risques pour l’économie nationale». Il faut dire que le réel marqueur demeure la vitalité et la compétitivité des entreprises, et en cela, l’on aura du mal à contredire les responsables du mouvement Maan. Le nombre de procédures collectives (redressements/liquidations judiciaires) au Maroc évolue chaque année de 20% depuis 2010. Cette tendance fait du système marocain de traitement des difficultés d’entreprises l’un des pires du monde, après celui du Danemark, de la Chine, du Viêtnam et de la Thaïlande.

À noter que la tendance mondiale sur cette même période étant une baisse de 5% annuellement. La majorité écrasante (ndlr : plus de 95% des cas) des structures en difficultés sont des TPE agissant principalement dans le commerce, les BTP et la promotion immobilière, qui croulent sous les impayés (avec un délai de paiement moyen de 10 mois) et sont très peu financées par les banques. En effet, les derniers chiffres de BAM parlent d’une baisse des crédits de trésorerie au moment où la pression des délais de paiement se fait de plus en plus grande. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la majorité des cas finissent sur une liquidation plutôt qu’un redressement, synonyme de la survie de l’entreprise. Les juges préfèrent donc désintéresser les créanciers plutôt que de risquer une rechute fatale de la société.

Ainsi, les recettes proposées par le HCP produiront «des résultats négatifs sur notre économie, car elles partent du mauvais diagnostic», selon Maan. La demande interne satisfaite par les importations demeurant «le principal moteur de l’activité économique». La stimuler davantage par la dépense publique et l’inflation risque d’aggraver les déficits budgétaire et extérieur sans générer la croissance escomptée. «Le Maroc investit plus de 30 % de son PIB, mais compte tenu de la faiblesse des rendements des investissements en général et publics en particulier, leurs impacts économique et social sont très faibles, en raison de la gabegie des dépenses et l’absence des mécanismes de reddition des comptes, qui restent plus présents dans les discours que dans les politiques».

Le mouvement tient à préciser qu’historiquement, «il n’y a aucun lien évident au Maroc entre le niveau d’inflation, la croissance économique et le taux de chômage (…) Ce qui est cependant certain, c’est que cette inflation spoliera tous les épargnants et les créanciers de l’État, car le taux d’intérêt réel est rongé par le taux d’inflation. Cette politique risque de créer la demande davantage chez nos partenaires étrangers que pour les entreprises marocaines, car les structures productives compétitives pouvant tirer profit de cette politique sont quasi-inexistantes au Maroc».

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