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Économie

L’équilibre régional reste une priorité pour le département de tutelle. L’activation des conclusions des études portant sur 6 villes devra se faire dans des délais raisonnables.

La création de pôles régionaux compétitifs dans le secteur de l’industrie figure parmi les actions prioritaires de la stratégie du gouvernement. Le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, qui a été interpellé par l’opposition au sein de la 2e chambre, a détaillé l’approche ayant prévalu jusqu’à présent en matière d’accompagnement des opérateurs. «Certains régions qui ont atteint un haut niveau de compétitivité, mais il y en a d’autres qui souffrent et qui ont besoin d’accompagnement», a indiqué le ministre, interpellé quant à l’apport de la régionalisation avancée sur la création de pôles industriels assurant un certain équilibre régional. «L’État a accompagné le processus de mise en place de pôles industriels dans la région de Kénitra, mais aussi dans d’autres régions comme Souss-Massa avec 300 ha, Aïn Cheggag avec 82 ha et Settat avec 91 ha», a précisé Elalamy aux Conseillers.

La nouveauté réside dans la finalisation de plusieurs études pour la création de zones industrielles et commerciales au sein des villes de Kelâat Sraghna, Guercif, Tarfaya, Tata, Errachidia et Safi. «Les études relatives à ces villes sont dans leur dernière ligne droite et leur activation se fera dans les plus brefs délais», a indiqué le ministre durant la dernière séance hebdomadaire des questions orales.

S’agissant des perspectives, la région Fès-Meknès devra renforcer son positionnement, que ce soit pour l’offshoring ou les domaines qui ont font appel aux profils d’ingénieurs, dont 1.300 cadres travaillent actuellement au sein de cette région, selon les données communiquées aux membres de la 2e chambre.

Les mesures de convergence
Le gouvernement a adopté une démarche spécifique pour évaluer l’impact social des investissements régionaux à travers un indice d’accès aux droits fondamentaux (IADF), vu comme un moyen potentiel d’arbitrage des décisions d’investissement et de mise en cohérence des différentes politiques publiques. Les divergences constatées entre les scores des 12 régions sur ce volet ont amené l’Exécutif à opter pour une approche plus cohérente. Celle-ci doit optimiser les efforts d’investissements de l’État afin qu’ils soient au service de la diminution des inégalités entre les territoires, dans l’optique de redresser progressivement le modèle économique prévalant pour le développement régional. Il faut dire aussi qu’une nouvelle réforme de gestion des projets d’investissements est en cours d’implémentation. Les crédits mobilisés pour le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales (PRDTS) en 2018 se sont élevés à 3,1 MMDH, dont 76% de crédits destinés aux projets de désenclavement. La création de pôle régionaux compétitifs passe également par l’activation du nouvel agencement des finances régionales qui est entré en vigueur, avec en ligne de mire un contrôle plus efficient, mais aussi plus de souplesse dans l’intervention des conseils régionaux pour la mise en place d’infrastructures d’accueil destinées aux opérateurs. La répartition régionale des investissements publics montre quant à elle un accroissement de l’ordre de 16,5% entre 2011 et 2019, ceux-ci passant ainsi à 195 MMDH. Les perspectives d’amélioration de la gestion de l’investissement public pour accroître son efficacité et son impact au niveau régional de manière équilibrée seront au centre des mesures prévues pour le PLF 2020.


Les alternatives proposées

L’implication des collectivités territoriales dans la concrétisation des objectifs planifiés au niveau du ministère reste cruciale. En effet, les besoins des industriels ne cessent de se développer depuis le lancement du Plan d’accélération industrielle (PAI), sans que cela s’accompagne d’une nouvelle politique des prix pour la cession des lots au sein des zones industrielles. Le ministère se charge de la planification dans ce domaine, mais il n’est pas l’unique intervenant, avec un inventaire des besoins des investisseurs réalisé pour chaque zone, qui propose la formule de la location dans les zones industrielles comme alternative. Outre le soutien de la location, un fonds d’aide aux investisseurs pour répondre à la problématique des prix reste aussi une option. Les données fournies au Parlement montrent que près de 1.000 Ha seront accessibles à la location durant les années à venir, dispatchés dans les régions névralgiques pour la mise en œuvre du PAI.

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